La course vers le MUR de la faillite globale… avec un point d’interrogation : sa durée

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L’hebdomadaire The Economist a publié un intéressant graphique exprimant l’évolution de l’endettement du secteur public américain sous les différents présidents à partir de Harry Truman.

Une inconnue ? A quel moment sommes-nous du degré de dangerosité extrême ? Qui peut le savoir ? Une certitude cependant : ce système est généré pour être DETRUIT, mais on voit bien que les manipulateurs de ce même Système suivent un calendrier. Voilà pourquoi il est préférable de ne pas mentionner de date mais de tirer les conclusions qui s’imposent comme le ferait n’importe quel médecin au regard des symptômes cliniques d’un (très) grand malade.

Retarder l’échéance de l’application de BALE III pour les banques américaines

Le 9 novembre, les régulateurs américains ont convenu de retarder l’application des règles de Bâle III pour les grandes institutions bancaires américaines. L’échéance fixée au 1er janvier 2013 est donc repoussée et on ignore quelle sera la prochaine date… traduction de la situation rocambolesque des banques américaines. Selon des personnalités de la banque centrale canadienne, le délai supplémentaire serait de six mois. En septembre 2010, « le Comité de Bâle a décidé de relever le ratio de solvabilité Core Tier 1 de 2% à 4,5% avec en plus un matelas de protection de 2,5%, d’ici 2019. Autrement dit, les fonds propres “durs” , c’est à dire composés uniquement d’actions et de bénéfices mis en réserve, devront représenter 7% des activités de marché ou de crédit des banques. L’augmentation de ce ratio devra contribuer à limiter l’incitation à la prise de risque ».

Mais cet accord international qui devait donc être mis en place par les institutions bancaires américaines à partir de janvier 2013 ne joue pas pour les banques de Wall Street. Rappelons qu’en juin dernier, la banque centrale américaine avait déclaré que certains établissements avaient un long chemin à parcourir pour satisfaire aux règles de participation.  A l’époque, un responsable de la Fed déclarait que les 19 plus grandes sociétés de portefeuilles bancaires américaines auraient un manque à gagner de 50 milliards de $ de capital si les règles de Bâle III devaient être mises en application.

10 Commentaires

  1. Dette publique de la Grèce :

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d’euros de dettes.

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    La Grèce fonce vers un deuxième défaut de paiement.

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d’euros.

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d’euros à la Grèce.

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

    – Quel est l’homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    – Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    – Concernant la France, combien de dizaines de milliards d’euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

  2. Banque: Bâle III est devenu un phénomène européen

    PARIS – La réforme réglementaire dite Bâle III est devenue un phénomène européen, a estimé jeudi le président de BNP Paribas, Baudouin Prot, en référence au report sine die du calendrier d’application par la Réserve fédérale américaine vendredi.

    Pour justifier sa décision, la banque centrale américaine a fait état de l’inquiétude de nombreux établissements bancaires quant à une application stricte du nouveau cadre réglementaire dès début 2013, comme prévu initialement, alors qu’elles n’y seraient pas suffisamment préparées.

    Une de ses dirigeantes, Elizabeth Duke, a déclaré dans un discours que tous ses collègues au directoire de la Fed étaient inquiets des effets que l’application de ces nouvelles règles pourraient avoir sur les activités de prêt de banques de proximité.

    Le commentaire est extrêmement clair, a estimé M. Prot lors d’une table ronde organisée dans le cadre des entretiens de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

    M. (le commissaire européen aux Services financiers Michel) Barnier avait dit qu’il n’appliquerait pas Bâle III tant que les Américains ne l’appliqueraient pas. Je voudrais savoir ce que va faire M. Barnier maintenant, a lancé le président de BNP Paribas.

    Faisant allusion à la loi américaine dite Fatca, qui impose aux établissements financiers du monde entier de communiquer des informations concernant leurs clients américains, M. Prot a estimé que ce n’était plus la peine d’aller à Bâle, puisque le Congrès (américain) dirige les affaires mondiales.

    Les Américains se sont rendus compte que c’était un petit peu compliqué et risqué et ils ont décidé de prendre leur temps, a observé le président de l’AMF, Gérard Rameix.

    Si c’est les Etats-Unis, ce n’est pas grave, c’est la moitié de l’industrie mondiale, a ironisé M. Prot.

    En Europe, l’adoption du texte d’application de Bâle III a pris du retard, mais la présidence chypriote continue à croire à un accord final d’ici la fin de l’année.

    AFP

  3. Il n’y a aucun intérêt à fixer des règles si tout le monde n’y est pas soumit !
    Ex si moi petit commerçant honnête, je paie ma tva, urssaf, Is etc… Et que le type de l’autre côté de la rue ne paie aucunes de ces taxes, alors il ne respect pas les règles.
    Il attire plus de clients que moi et réalise un bénéfice incomparable.
    Dans l’histoire la poule c’est moi!
    Eh bien l’Europe c’est pareil. C’est la prostituée

  4. Regardez l’état de l’économie et de la finance, regardez la quantité de liquidité qui a été déversée sur les marchés depuis 2008. Nous sommes en novembre 2012 :
    – L’once d’or est à 1340 euros.
    – L’once d’argent est à 25,5 euros.
    ça laisse songeur n’est ce pas ? Les révoltes populaires et la chienlit politique, c’est par là que ça va commencer. Si il y a un écroulement financier et monétaire, les responsables seront mis à découvert. Si c’est l’inconsistance de nos politiques doublée de bastons dans la rue, ça fera mieux dans les livres de Fernand Nathan !

  5. SRD :

    Pages jaunes : – 12,68%
    AIR FRANCE : – 8,46%
    NATIXIS : – 5,67 %
    EADS : – 2,94%
    SUEZ ENV : – 2,43%
    VEOLIA : – 2,38%
    EDF : – 2,07%.

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