Une bonne crise en guise d’introduction à un Nouvel Ordre Mondial – Partie 3

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En attendant ?

Le valet de service de Wall Street censé piloter la BCE va imprimer jusqu’au moment arrêté. Le pouvoir d’achat des Européens va donc continuer de s’étioler pendant le temps des prolongations ; les sommets vont se suivre ponctués d’accords et de mésententes.

La zone euro et les autres créanciers de la Grèce ne sont pas parvenus à un accord ouvrant la voie à un déblocage d’une aide financière pour Athènes. Une autre réunion des ministres des finances de la zone euro doit se tenir lundi pour tenter de sortir de l’impasse, a indiqué le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble. [Commentaire du Monde hier matin]

La bourse va poursuivre entre les glissades et les sauts de cabris. Une chose ne va cependant pas changer : le racket des contribuables. Cela signifie la destruction de la richesse car il faut consommer pour obtenir de la croissance. L’aspiration des richesses vers des paradis fiscaux ne contribue guère à la croissance et l’injection de monnaies nouvelles sans création de richesses n’arrange rien non plus, bien au contraire.

La Réserve fédérale, pour sa part, a déjà injecté des milliards de dollars dans l’économie pour la stimuler tandis que la Maison Blanche a dépensé beaucoup de subterfuges pour alimenter la croissance. Cependant, le gouvernement ne sera pas capable d’agir sempiternellement de cette manière. Les emprunts arrivent ‘normalement’ à échéance un jour. Quand l’économie calera malgré les aides multiples, que feront les investisseurs ?

La fin est donc connue. Reste la gestion de l’effondrement du SYSTEME par les financiers et leurs marionnettes aux ordres : les politiciens.

“Je pense que, quelque part dans le futur, nous aurons une destruction massive de richesse. Cela se produit habituellement soit par une très forte inflation ou de troubles sociaux, soit par la guerre ou par le biais d’un effondrement du marché du crédit”, a indiqué Faber sur CNBC.

46 Commentaires

  1. La lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, la présence des Verts dans le gouvernement, la question du gaz de schiste, tout nous ramène aujourd’hui à l’écologie politique dont Gorz fut l’instigateur.

    Pour justifier ses privilèges et les étendre, l’oligarchie a toujours su caresser le poil et la croupe de ses petits ou grands négociants du savoir que sont les “intellectuels”.

    Bien rares sont les détenteurs de savoir qui ont mis le leur non pas au service du pouvoir mais au service du contrepouvoir. André Gorz est une figure de cette radicalité contestataire où les luttes du présent viennent chercher grain à moudre et boussole.

    Si, bien sûr, Gorz n’a pas inventé l’écologie, il lui a donné sa dimension politique dans « Ecologie et politique », un recueil de textes paru en 1978 aux éditions du Seuil.

    Comme aujourd’hui, sur les questions du nucléaire, du gaz de schiste, de l’industrie automobile et chimique, André Gorz pose la question de « leur écologie et la nôtre ». En clair, le philosophe se positionne contre l’écologie de marché et en opposition frontale à cette sphère aussi restreinte que néfaste, celle qu’il nomme « l’expertocratie verte ».

    Aujourd’hui, deuxième volet de cet entretien de Daniel Mermet avec Christophe Fourel à partir d’archives de l’émission « A voix nue » (France Culture, 1991).

    Où comment comprendre et mettre en œuvre une écologie émancipatrice et clairement anti-capitaliste.
    “Là-bas si j’y suis”,excellente émission de Daniel Mermet sur France Inter:

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=505513

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=506481

  2. Jacques Attali à propos du traité de Maastricht : « D’abord, tous ceux qui — dont j’ai le privilège d’avoir fait partie — ont tenu la plume pour écrire les premières versions du traité de Maastricht, on s’est bien encouragés à faire en sorte que sortir, …se soit pas possible. On a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir. [Quelques rires et applaudissements dans la salle…] C’était pas très Démocratique, évidemment, mais c’était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles, pour nous forcer d’avancer. Parce que si on sort, ce qui naturellement est toujours possible, c’est impossible, mais naturellement, si on veut, on peut, c’est très très compliqué, je rentre pas là-dedans mais c’est très très compliqué, de sortir soit par le bas, soit par le haut, c’est très compliqué. »
    (Jacques Attali, lors de son intervention à l’ “université participative” organisée par Ségolène Royal sur le thème “La crise de l’euro”, le 24 janvier 2011.)
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OK169nietfk

  3. Bonjour, je me pose cette question : sous qu’elles formes sont détenues les richesses dans les paradis fiscaux?

    Ont ils des stocks de MP et de matières premières essentiel, qui garantissent cette richesse?

    Si il s’agit uniquement de monnaie papier et scriptural, dans ce cas, cette richesse est dévalué de la même manière que le sont les monnaies en dehors de ses paradis, dans la dilution due aux impressions massives et à mesure de la destruction de l’économie réelle. Et le jour de l’écroulement final, dans ce cas cette monnaie ne vaudra plus rien non plus.

    • Faut aussi ce dire que les gens influent qui ont de l’argent dans ces paradis ne craignent rien, ils pourront toujours s’arranger entre amis pour ne pas être impactés, contrairement à nous, ils vont faire tomber le système, tu penses bien qu’ils se sont déjà arrangé pour que ça ne les touche pas, ce ne sont avant tout que des chiffres, ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec.

    • Bien vu Louis, mais ils peuvent aussi l’injecter dans la pierre, la terre …, le papier s’échange. De toute façon je me fais pas de souci pour eux ils trouveront toujours la solution.

    • Très intéressant votre lien “lodela”, il me semble qu’en son temps j’ai parcouru cet article, puis imprimé et oublié !, encore qu’à l’époque mon mari m’avait dit de faire des provisions…Je ressentais le danger mais pas de la même manière qu’au jour d’aujourd’hui…

  4. Zurich encourage des entreprises à quitter la Belgique

    Le directeur de l’office de promotion de Zurich (nord de la Suisse) a envoyé un courrier invitant des sociétés à délocaliser leurs quartiers généraux de la Belgique vers la Suisse. Il décrit notre pays comme endetté, en récession et marqué par des grèves, rapporte jeudi L’Echo.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1537967/2012/11/22/Zurich-encourage-des-entreprises-a-quitter-la-Belgique.dhtml

  5. Jeudi 22 novembre 2012 :

    Zone euro : l’activité continue de se contracter fortement en novembre (PMI).

    L’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de se contracter en novembre, dans le secteur manufacturier comme dans les services où la situation s’est nettement dégradée, laissant penser que l’Union monétaire va s’enfoncer dans la récession au 4e trimestre.

    Selon une première estimation du cabinet Markit, le PMI composite s’est inscrit à 45,8 en novembre contre 45,7 en octobre, qui était son plus bas niveau depuis juin 2009.

    Lorsque l’indice PMI est au-dessus de 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se contracte s’il est inférieur à ce seuil.

    Si le PMI composite a très peu évolué en novembre, “la dégradation du secteur privé se poursuit à un rythme alarmant, la zone euro restant ancrée dans la plus sévère phase de récession observée depuis le milieu de l’année 2009”, souligne Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

    Ces données suggèrent, selon lui, que la zone euro va s’enfoncer dans la récession au quatrième trimestre avec un recul de son Produit intérieur brut de 0,5%.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_l_activite_continue_de_se_contracter_fortement_en_novembre_PMI99221120121101.asp

      • Librezen, j’ai cherché des liens – je n’en n’ai pas trouvé – c’est trop récent
        Je l’ai entendu aux infos radios tout à l’heure

      • bonjour,

        pour l’instant je n’ai trouvé que cet article :
        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/21/97001-20121121FILWWW00596-le-vote-blanc-debattu-jeudi-a-l-assemblee.php
        La reconnaissance du vote blanc aux élections, objet d’une proposition de loi de l’UDI de Jean-Louis Borloo, sera discutée demain à l’Assemblée nationale, au côté d’autres textes centristes sur la lutte contre le surendettement, les déserts médicaux ou la maîtrise des prix du gaz. Ces propositions de loi seront débattues dans le cadre d’une “niche parlementaire” réservée aux groupes minoritaires ou de l’opposition.

        Selon la proposition, le Code électoral devrait comporter un ajout prévoyant notamment que “les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal” et qu’il “entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés”. En pourcentage, les bulletins blancs ou nuls, actuellement comptabilisés ensemble, ont représentés 5,8% des quelque 37 millions de suffrages du 6 mai 2012, pour le second tour de l’élection présidentielle.

        Si le vote des citoyens déposant dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un papier blanc, au lieu d’être assimilé à une abstention ou à un vote nul, était pris en compte, les électeurs seraient “moins tentés de se résigner à l’abstention ou à un vote extrême dont la montée interpelle tous les démocrates”, selon l’auteur de ce texte, l’ex-ministre François Sauvadet, vice-président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) à l’Assemblée.

        “La reconnaissance du vote blanc, attendue depuis longtemps, serait une grande avancée. Elle est soutenue par 69% des Français”, a déclaré mardi Jean-Louis Borloo, ancien ministre redevenu député et président de l’UDI.

        Alerte Info
        12H09 Présidence de l’UMP : Jean-François Copé saisit lui-même la commission des recours

        LE FLASH Actualité S’abonner au Figaro.fr
        Le vote blanc débattu jeudi à l’Assemblée
        AFP Publié le 21/11/2012 à 18:16 Réactions (19)
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        La reconnaissance du vote blanc aux élections, objet d’une proposition de loi de l’UDI de Jean-Louis Borloo, sera discutée demain à l’Assemblée nationale, au côté d’autres textes centristes sur la lutte contre le surendettement, les déserts médicaux ou la maîtrise des prix du gaz. Ces propositions de loi seront débattues dans le cadre d’une “niche parlementaire” réservée aux groupes minoritaires ou de l’opposition.

        Selon la proposition, le Code électoral devrait comporter un ajout prévoyant notamment que “les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal” et qu’il “entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés”. En pourcentage, les bulletins blancs ou nuls, actuellement comptabilisés ensemble, ont représentés 5,8% des quelque 37 millions de suffrages du 6 mai 2012, pour le second tour de l’élection présidentielle.

        Si le vote des citoyens déposant dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un papier blanc, au lieu d’être assimilé à une abstention ou à un vote nul, était pris en compte, les électeurs seraient “moins tentés de se résigner à l’abstention ou à un vote extrême dont la montée interpelle tous les démocrates”, selon l’auteur de ce texte, l’ex-ministre François Sauvadet, vice-président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) à l’Assemblée.

        “La reconnaissance du vote blanc, attendue depuis longtemps, serait une grande avancée. Elle est soutenue par 69% des Français”, a déclaré mardi Jean-Louis Borloo, ancien ministre redevenu député et président de l’UDI.
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        AFP Publié le 21/11/2012 à 18:16 Réactions (19)
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        La reconnaissance du vote blanc aux élections, objet d’une proposition de loi de l’UDI de Jean-Louis Borloo, sera discutée demain à l’Assemblée nationale, au côté d’autres textes centristes sur la lutte contre le surendettement, les déserts médicaux ou la maîtrise des prix du gaz. Ces propositions de loi seront débattues dans le cadre d’une “niche parlementaire” réservée aux groupes minoritaires ou de l’opposition.

        Selon la proposition, le Code électoral devrait comporter un ajout prévoyant notamment que “les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal” et qu’il “entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés”. En pourcentage, les bulletins blancs ou nuls, actuellement comptabilisés ensemble, ont représentés 5,8% des quelque 37 millions de suffrages du 6 mai 2012, pour le second tour de l’élection présidentielle.

        Si le vote des citoyens déposant dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un papier blanc, au lieu d’être assimilé à une abstention ou à un vote nul, était pris en compte, les électeurs seraient “moins tentés de se résigner à l’abstention ou à un vote extrême dont la montée interpelle tous les démocrates”, selon l’auteur de ce texte, l’ex-ministre François Sauvadet, vice-président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) à l’Assemblée.

        “La reconnaissance du vote blanc, attendue depuis longtemps, serait une grande avancée. Elle est soutenue par 69% des Français”, a déclaré mardi Jean-Louis Borloo, ancien ministre redevenu député et président de l’UDI.

      • Le vote blanc reconnu à l’Assemblée

        Par Europe1.fr avec AFP

        Publié le 22 novembre 2012 à 12h24 Mis à jour le 22 novembre 2012 à 12h35

        L’Assemblée a approuvé jeudi la reconnaissance du vote blanc, en adoptant à l’unanimité des 90 députés présents une proposition de loi UDI, amendée, pour que les votes blancs aux élections soient comptabilisés séparément des nuls, mais pas pris en compte dans les suffrages exprimés.

        Il s’agit “d’un pas important” réalisé “pour la première fois”, a souligné le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

        Auteur de la proposition de loi, adoptée avec son accord dans une version moins ambitieuse que le texte initial, le centriste François Sauvadet a salué un “très large consensus” pour cette “avancée qui n’est pas mineure”.

      • La reconnaissance du vote blanc aux élections adoptée par l’Assemblée
        PARIS (Sipa) – A la faveur d’une “niche parlementaire” réservée au groupe UDI, l’Assemblée nationale a adopté jeudi la proposition de loi centriste prévoyant la reconnaissance du vote blanc aux élections, une mesure approuvée à l’unanimité des députés présents.

        Ce texte, voté par 90 voix pour, doit entraîner une adaptation du Code électoral, qui précisera désormais que “les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal”.

        En revanche, faute de consensus sur la question, la prise en compte du vote blanc pour la détermination des suffrages exprimés n’a pas été retenue. Le centriste François Sauvadet, rapporteur de la proposition, a pris acte de la position de l’Assemblée et des constitutionnalistes dans un amendement qui a été adopté par les députés.

        Un autre amendement de M. Sauvadet stipulant qu’une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc a lui aussi obtenu l’aval de la représentation nationale.

        tl/vvd/

        (Sipa / 22.11.2012 12h28)

        http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE8AL04P20121122

      • Comme toute chose, cette évolution que je soutiens a son revers et ses risques. Et nous pouvons faire confiance aux Elites pour n’utiliser de cette évolution législative que les points qui les arrangeraient.
        Il n’est d’ailleurs pas systématique que les grands perdants de la mise en place du vote blanc soient les partis des extrêmes (FN ou trostkistes). Je pense même que la grande majorité des votants du FN par exemple ne le font plus par expression seulement d’un mécontentement mais en partie par adhésion. Je pense qu’il y a de nombreux votants PS, UMP, Verts qui adhèrent de moins en moins à ces partis mais qui ne veulent pas voter pour des partis qu’ils considèrent comme dangereux. Le vote blanc pourrait devenir pour eux une solution.
        Le danger, c’est de voir ce qui se passerait si une élection était bloquer par un trop grand nombre de votes blancs ou nuls. Si c’est une solution pour imposer un technocrate légalement via la constitution, un ancien Goldman Sachs par ex, c’est très dangereux.

      • « RECONNAÎTRE LE VOTE BLANC COMME UN VOTE À PART ENTIÈRE.
        Annuler le scrutin et convoquer de nouveau les électeurs en cas de vote blanc majoritaire, avec interdiction aux candidats du vote précédent de se représenter. »

        “La patate chaude”
        http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/presidentielles/Programme-Liberation-Nationale.pdf

        Comme on peut le constater, même si le vote de ce matin à l’Assemblée nationale est un petit pas en avant, il y a encore du chemin à faire avant que notre proposition soit adoptée.

      • Timide début de reconnaissance du vote blanc à l’Assemblée nationale sans réelle conséquence

        À la faveur d’une “niche parlementaire” réservée au groupe centriste UDI, l’Assemblée nationale vient d’adopter, ce 22 novembre 2012, une proposition de loi centriste prévoyant un timide début de reconnaissance du vote blanc aux élections.

        Chose rare, cette mesure a été approuvée à l’unanimité des députés présents (90 voix pour, 0 contre et… 487 députés absents !).
        Ce texte doit entraîner une modification du Code électoral, qui précisera désormais que « les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal ». Un autre amendement stipulant qu’une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc a lui aussi obtenu l’aval de la représentation nationale.

        En fait, cette innovation est à peu près sans conséquences. Car, faute de consensus des députés sur la question, la prise en compte du vote blanc pour la détermination des suffrages exprimés n’a pas été retenue. Or c’est bien là toute la question que pose la reconnaissance du vote blanc, qui est une nouvelle fois éludée.

        Comme on peut le constater, même si le vote de ce matin à l’Assemblée nationale est un petit pas en avant, il y a encore du chemin à faire avant que notre proposition soit adoptée.

  6. Dans un article de Capital.fr visible sur yahoo.fr, un stratégiste (André Malpel) évoque clairement une chute des marchés, une baisse de 50% de l’action Apple (ce qui à mon avis ferait extrèmement mal à nombres de fonds de pension).
    Ce qui est aussi intéressant, c’est qu’il appuie bien sur le plus bas de 2009 du S&P500, il le souligne 2 fois, à… 666 points. Répétition sur 2 lignes, comme pour un message.
    Ici Radio Londres, les hérons sont sur le clocher, je répète, les hérons sont sur le clocher

  7. Un marché complètement déconnecté de l’actualité

    22 nov 2012 | Philippe Béchade

    ▪ Et de trois ! Les séances de hausse s’enchaînent à mesure que les difficultés s’accumulent dans le ciel européen. Voilà que l’on nous vend la promesse d’un sauvetage imminent de la Grèce… et même le projet de lui offrir bien plus que les 31,5 milliards d’euros prévus — un chiffre de 44 milliards d’euros circule depuis 48 heures.

    Génial ! Les fonctionnaires grecs (enfin, ceux qui ont encore un emploi) vont pouvoir être payés, certes 30% de moins qu’il y a deux ans, mais au moins, la fermeture des services publics à l’américaine va-t-elle être évitée.

    Mais attendez : d’où va sortir tout cet argent promis à Athènes ?

    Comment va-t-on signer ce chèque alors que l’Allemagne ne veut pas faire cadeau d’un euro aux Grecs, à moins qu’ils ne s’engagent à se serrer la ceinture jusqu’en 2020 (et même au-delà) ?

    Tout sera réglé lundi prochain, nous affirment les médias !

    ▪ Qui va payer l’ardoise européenne ?

    Parfait, l’Europe est une fois de plus sauvée. Mais cela va coûter combien au contribuable européen — enfin, à ceux qui peuvent payer, car les Espagnols ou les Portugais ne semblent pas en faire partie, à moins qu’ils empruntent l’argent nécessaire entre 6% et 9%.
    Ce sont là des questions bien futiles — bien dans le style des Publications Agora, qui ne semblent avoir pour seul but que de gâcher la bonne humeur des marchés !

    Réjouissons-nous sans état d’âme. Le CAC 40 a rajouté hier 0,45% aux 3,6% gagnés lundi et mardi. Voilà 4,07% repris (c’est deux fois plus que le S&P) avec les volumes les plus faibles observés ces 20 dernières années. Il y a à peine deux milliards d’euros échangés par jour, moins de 1,8 milliard d’euros d’échanges réels à 17h29.

    Du strict point de vue technique, les volumes négociés à Paris ne reflètent même pas l’impact mécanique des achats liés à la réplication indicielle passive. Rappelons qu’une progression de 1% du CAC 40 devrait entraîner une hausse d’un milliard d’euros des achats nets, par simple surpondération des actions par rapport aux instruments monétaires ou obligataires.

    Mais les gestionnaires se contentent de se laisser porter et ne prennent même pas la peine de remanier leurs portefeuilles. Ils ne savent pas quoi faire et de toute façon cela occasionne des frais.

    En l’absence d’achats indiciels, il est encore moins question d’invoquer des rachats à bon compte après les 6% perdus (ce n’est franchement pas énorme) depuis le zénith annuel de la mi-septembre.

    Les gérants d’OPCVM se montrent plus que frileux… les mains longues sont aux abonnés absents… alors 80% des volumes quotidiens sont réalisés par la spéculation intraday.

    Ce n’est qu’un jeu du chat et de la souris entre acheteurs et vendeurs, lesquels cherchent à se piéger mutuellement via des algorithmes sophistiqués dont le paramétrage est sans cesse modifié pour feinter l’adversaire. Tous les acteurs de cette guerre des robots se désintéressent totalement de la détermination d’une juste valeur concernant les actifs qu’ils tentent de manipuler à leur profit.

    ▪ Un marché déconnecté

    Vous conviendrez aisément qu’il n’a aucun lien réel entre les 4,1% gagnés par le CAC 40 depuis lundi et l’actualité des dernières 72 heures. La France a perdu son Triple A… le chômage flambe… les transactions immobilières et les investissements des entreprises s’effondrent littéralement au troisième trimestre.

    Aux Etats-Unis, la Fed déclare ne pas pouvoir à elle seule remettre l’économie sur de bons rails et les chiffres du crédit américains ne sont guère convaincants. Sur le front des statistiques, la confiance des ménages américains a été revue à la baisse ce mercredi (à 82,6 contre 84,9), les indicateurs avancés grappillent 0,2% (comme prévu) et ne marquent aucune accélération.

    La Japon va relancer en décembre la guerre des devises pour soutenir son commerce extérieur aux dépens de la Zone euro principalement (et de l’Allemagne ou de l’Italie en particulier).

    D’après les dernières images de bombardement de la bande de Gaza et d’attentat à Tel-Aviv, les tensions persistent au Proche-Orient… et elles menacent de s’étendre.

    Mais alors, qu’est-ce qui va si bien dans le monde ou dans l’Hexagone qui justifie un sursaut de 4% du CAC 40 ? La raison ne saurait être trouvée du côté de Wall Street qui gagne 2,2% depuis lundi.

    Les indices américains ont été eux aussi activement soutenus à la veille du long pont de Thanksgiving, mais l’essentiel avait été acquis dès la séance de lundi avec un gain inattendu de 2% ; c’est beaucoup plus laborieux depuis 48 heures.

    Pourquoi se torturer les méninges alors que la réponse à toutes nos interrogations est peut-être d’une simplicité enfantine ? Les indices boursiers font tout simplement ce qui rapporte le plus à ceux (une poignée d’opérateurs) qui ont les moyens — l’argent de la Fed leur permettant de les manipuler.

    Comme ils ne gagneront rien à se dévorer entre eux, ils s’accordent à tondre (par une prise à contrepied systématique) ceux qui oseraient encore poser leurs petites mises sur leur tapis vert.

    Vu les volumes négociés à Paris, ils ont gagné la partie ! Y’a plus personne !

  8. Lorsque l’on a un emprûnt travaux, a t’on intérêt à le rembourser ou à le laisser “couler” comme le bâteau-monde ? Merci aux intervenants qui voudront bien me répondre…

    @Menthalo
    Bien reçu votre livre “Histoire de l’Argent”, c’est vraiment passionnant, merci

    • @françoise
      je serai tentée de dire non..

      Après des relances, vous aurez non seulement des pénalités mais en plus
      si vous avez un salaire , ils saisiront dessus via votre employeur..

      les banquiers sont puissants..

      Cordialement

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