Les Turcs poursuivent un troc intelligent avec l’Iran

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Au cours des six derniers mois, l’Iran est parvenu à se soustraire à une partie des sanctions américaines par l’importation d’or de Turquie en échange de plusieurs milliards de pétrole vendu. L’un des officiels turcs a parlé de « succès en matière de troc » entre la Turquie et l’Iran. Voilà la réponse à ceux qui s’interrogeaient sur les raisons pour lesquelles les exportations d’or, et tout particulièrement de lingots, de Turquie, sont devenues si importantes en direction de Téhéran.
CNN écrit : selon les statistiques du gouvernement turc, l’Iran a importé des milliards de dollars d’or de la Turquie depuis mars dernier, époque où les mollahs ont été éjectés du système SWIFT.
En fait, les exportations de lingots d’or ont commencé à exploser dès le mois d’avril. Cette hausse dépasse les 400% par rapport à l’année précédente.
gold0En réalité, il y a eu beaucoup de spéculation sur la manière dont l’or est transféré de la Turquie vers l’Iran, mais d’aucuns assurent que le sujet implique également les Emirats arabes unis. « Il est vrai que Dubaï a toujours été la plus importante porte d’entrée économique vers l’Iran », précise un analyste américain. De manière générale, l’on dit que cet or est  transféré par sacs de 50 kilos, qui est la limite de transfert autorisé de Turquie. « Tous ces transferts ressemblent à un film de James Bond. Vous avez des personnages avec des valises noires transportant l’or », a commenté Behzad Yaghmaian, économiste américano-iranien à Ramapo College.
Bien évidemment, les autorités turques vont s’attirer les foudres des ténors américains à la solde des sionistes, mais ne sommes-nous pas dans la période des grandes alliances ? Et les discussions en vue du prochain conflit mondial ne se font certainement devant les grands médias.
Le jeu opéré par la Turquie s’explique par des considérations plus singulières qui furent mises en évidence dans le numéro 264 de LIESI, et qui ont un rapport évident avec le contexte religieux de la prochaine explosion du Moyen Orient.

30 Commentaires

  1. Bonjour,
    Aujourdhui 30 Novembre, fête de Saint André, premier Apôtre appelé par Jésus-Christ.
    Extraits de l’homélie de St Grégoire le grand, en l’an 590.
    Mt 4, 18-22 “En ce temps-là, comme il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; ils étaient en train de jeter leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Et il leur dit : «Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.» Eux, laissant aussitôt leurs filets, le suivirent. S’avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, dans une barque avec Zébédée, leur père, en train de réparer leurs filets; et il les appela. Eux, laissant aussitôt leurs filets et leur père, le suivirent.
    Vous avez entendu, frères très chers, qu’au premier appel, Pierre et André ont abandonné leurs filets pour suivre le Rédempteur. Ils ne l’avaient pas encore vu faire de miracles; ils ne l’avaient rien entendu dire de la récompense éternelle. Et pourtant, au premier commandement du Seigneur, ils ont oublié tout ce qu’on leur voyait posséder.”
    “… Quelqu’un se dit peut-être, dans le secret de ses pensées : qu’ont-ils abandonné de si précieux à la voix du Seigneur, ces deux pêcheurs qui n’avaient presque rien? Mais en telle matière, frères très chers, c’est l’affection qu’il faut peser, non la richesse. Ils ont beaucoup quitté, puisqu’ils ne se sont rien réservé. Ils ont beaucoup quitté, puisqu’ils ont renoncé à tout, si peu que fût ce tout. Nous, au contraire, l’amour nous attache à ce que nous avons, et le désir nous fait courir après ce que nous n’avons pas. Pierre et André, eux, ont beaucoup abandonné, parce que tous deux se sont défaits même du désir de posséder. Ils ont beaucoup abandonné, car en même temps qu’à leurs biens, ils ont également renoncé à leurs convoitises. En suivant le Seigneur, ils ont donc abandonné tout ce qu’ils auraient pu désirer en ne le suivant pas. ”
    “… Mais qu’est-ce que la bonne volonté? C’est redouter le malheur du prochain autant que le nôtre, et se réjouir autant de son bonheur que de nos succès; c’est considérer comme nôtres les dommages subis par les autres, et estimer de même leurs profits; c’est aimer ses amis, non pour le monde, mais pour Dieu, et même supporter ses ennemis par amour; c’est ne faire à personne ce qu’on ne veut pas subir, et ne refuser à personne ce qu’on est en droit de désirer pour soi; c’est non seulement subvenir aux nécessités du prochain selon la mesure de ses forces, mais vouloir même le servir au-delà de ses forces. Y a-t-il donc sacrifice plus précieux que celui dans lequel l’âme, présentant son offrande à Dieu sur l’autel de son cœur, s’immole elle-même?
    4. Mais on ne s’acquitte pleinement de ce sacrifice de la bonne volonté qu’à la condition de renoncer entièrement à toute cupidité terrestre. Car tout ce que nous désirons en ce monde, nous l’envions sans aucun doute à notre prochain. Ce qu’un autre acquiert, en effet, paraît nous manquer. Et comme l’envie est toujours opposée à la bonne volonté, dès que l’envie s’est emparée de l’âme, la bonne volonté s’en éloigne. C’est pourquoi les saints prédicateurs, afin de pouvoir aimer parfaitement leur prochain, se sont appliqués à ne rien aimer en ce siècle, à n’y jamais rien désirer, et à n’y rien posséder, fût-ce sans s’y attacher. ”
    “… Si nous ne pouvons pas encore abandonner ce qui est nôtre, du moins ne convoitons pas ce qui est aux autres. Et si notre âme n’est pas encore embrasée du feu de la charité, qu’elle garde en son ambition le frein de la crainte, afin que fortifiée par un continuel progrès et réprimant son désir des biens d’autrui, elle arrive un jour à mépriser les siens propres, avec l’aide de Notre-Seigneur Jésus-Christ.”

  2. Je commence à être sacrément déçu des articles que LIESI nous soumet.
    Nous savons tous ici que les échanges entre la Turquie et l’Iran s’opèrent depuis plusieurs mois en or et cela depuis son exclusion du système”totalitaire” swift.
    Bref, LIESI expliquez nous plutôt pourquoi derrière cette sanction de façade, les firmes américaines et anglo-saxonnes , continuent leurs transactions avec l’Iran via des acteurs comme hsbc ou citi… Expliquez nous pourquoi ces firmes paient l’Iran en dollars pendant que les autres comme la Russie, la Chine, l’Inde etc paient en or!
    C’est pourtant simple de nous dire que lorsqu’ils lanceront les hostilités, ils mettront alors la main sur les futures plus grosses réserves d’or du monde.
    Ça s’appel de l’enfumage, plus besoin de s’embêter à acheter de l’or, il suffit de laisser les autres le faire et centraliser cette richesse pour ensuite aller se l’approprier.
    Dans cette cynique pièce de theatre, la Turquie n’est qu’une poule à la botte des américains. Elle prend leurs dollars et paie les iraniens en or. C’est un bureau de change rien de plus!

    • Sans juger de la qualité des articles de LIESI que j’apprécie, je suis d’accord avec “Le chat”, sur un point… Une énorme réserve d’or que certains se préparent à attaquer sous des “false-flag” comme ils l’ont fait pour la Lybie…

    • Bien vu Le Chat,
      C’est ce qu’ils ont fait en Libye .
      Le 9/11, il y a eu disparition d’or si mes sources et ma memoire sont bonnes.

  3. C. Rice : Assad contrarie nos projets et l’Iran est le Karl Marx d’aujourd’hui !
    Global Research, 29 novembre 2012
    Dans son édition du Lundi 25/11/2012, le quotidien turc Yeniçag [2] reprend certains passages d’un article de Mme Condoleezza Rice, ancienne Secrétaire d’État des États-Unis de 2005 à 2009, publié la veille par le Washington Post et tournant autour du « Projet du Grand Moyen-Orient et de la question kurde ».
    Le quotidien turc souligne les points suivants :
    1. Mme Rice, instigatrice des plus acharnées de l’invasion de l’Irak sous l’administration de George W. Bush, parle des étapes, passée, actuelle et future du projet du Grand Moyen-Orient, initié il y a 90 ans, mais revisité et élargi par une nouvelle planification en 2003, étant elle-même l’un des principaux acteurs de ce projet revu et corrigé.
    2. Selon Mme Rice, la partition du Moyen-Orient, programmée étape par étape, est sur le point d’être achevée sauf pour la Turquie, en raison du problème kurde. La « guerre interne » en Syrie pourrait bien être le dernier acte de son Histoire telle que nous la connaissons, s’il n’y avait ce problème à Ankara.
    3. Lors du lancement de ce projet qualifié de « stupide » par l’ex président égyptien, Mme Rice avait déclaré en 2003 que la carte du Moyen-Orient devra changer du Maghreb jusqu’au golfe Persique et concernera 22 pays, dont la Turquie.
    Et les analystes turcs de conclure que ce projet étatsunien se fonde sur plusieurs scénarios, dont :
    1. La mise sous contrôle US de 73% du pétrole mondial.
    2. L’imposition d’un nouvel ordre géographique islamique compatible avec les intérêts occidentaux, allant de l’Afrique du Nord jusqu’au golfe de Bassora.
    3. La partition de la Turquie.
    4. La création d’un nouvel État kurde pour protéger les intérêts américains et israéliens dans la région.
    JP News
    27/11/2012
    Au risque de propager les mensonges de Mme Rice, voici ce qu’elle a écrit [3] en soulignant, quant à nous, qu’elle ose suggérer que les Syriens sont en manque d’identité nationale et qu’ils font face à une guerre civile, non à une guerre étrangère maquillée en ingérence humanitaire :
    La « guerre civile en Syrie » [4] pourrait bien être le dernier acte de l’histoire de la désintégration du Moyen-Orient tel que nous le connaissons. La possibilité de maintenir ensemble toute cette région et de la reconstruire sur des bases plus solides de tolérance, de liberté, et par la suite, de stabilité démocratique nous file entre les doigts !!!
    L’Egypte et l’Iran ont depuis toujours de fortes identités nationales, ainsi que la Turquie, mis à part le problème des Kurdes dont Ankara se méfie et qui restent en grande partie non assimilés et tentés par l’espoir d’une indépendance nationale. Chacun des autres États importants de la région est de construction récente, créé par les Britanniques et les Français qui ont dessiné des frontières linéaires, souvent sans tenir compte des différences ethniques et confessionnelles [sic !]. Le résultat en est : [suivent les statistiques exhaustives des chiites et sunnites de chaque État…].
    Et puis, il ya la Syrie: un « conglomérat » de sunnites, chiites, kurdes et d’autres, gouverné par la minorité alaouite [Leitmotiv de circonstances, en remarquant que les chrétiens ne sont reconnus par Mme Rice qu’au Liban, les druzes ne sont même pas cités… Le Projet des néoconservateurs sans frontières a dû subir de nouvelles modifications depuis la dernière visite de Monseigneur Raï à M. Sarkozy] [5].
    Mais, comme le désir de liberté s’est propagé de Tunis au Caire puis à Damas, les gouvernements autoritaires ont perdu de leur emprise et, maintenant, le danger est que « les États artificiels » pourraient voler en éclats…Le conflit en Syrie pousse l’Irak et d’autres pays jusqu’au point de rupture [Ah !?]. Le « désengagement américain » fait que les politiciens irakiens sont tentés, pour leur survie, de se rapprocher d’alliés sectaires. Si le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne peut pas compter sur les Américains, il ne prendra pas de risques avec Téhéran !
    La grande erreur de cette dernière année a été de définir le conflit avec le régime de Bachar al-Assad comme un problème humanitaire [Adieu les bons sentiments !]. Le régime de Damas a été brutal, et de nombreuses personnes innocentes ont été massacrées. Mais ce n’était pas un « replay » de la Libye. Il y a beaucoup plus en jeu [Nous y voilà !]. Comme la Syrie s’effondre, les sunnites, les chiites et les Kurdes sont entraînés dans un réseau régional d’allégeances sectaires. Karl Marx [ !?] a appelé les travailleurs du monde entier à s’unir au-delà des frontières nationales. Il leur a dit qu’ils avaient plus en commun, entre eux, qu’avec les classes dirigeantes qui les opprimaient au nom du nationalisme. Marx a exhorté les travailleurs à se débarrasser de la « fausse conscience » de l’identité nationale.
    Aujourd’hui Karl Marx est l’Iran ! [Le Bouquet ! Des communistes !]. Il envisage d’étendre son influence parmi les chiites en les unissant sous la bannière théocratique de Téhéran, détruisant ainsi l’intégrité du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, de l’Irak et du Liban. L’Iran utilise en sous mains des groupes terroristes, le Hezbollah et les milices chiites dans le sud de l’Irak. La Syrie en est donc le pivot et le pont dans le Moyen-Orient arabe. Téhéran ne cache plus que ses forces de sécurité travaillent en Syrie pour soutenir Assad. Dans ce contexte, la course de Téhéran vers l’arme nucléaire est un problème non seulement pour Israël, mais pour la région dans son ensemble [Souplesse remarquable du raisonnement et de la rhétorique ! Et ce n’est pas fini !]
    En réponse, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pouvoirs voisins arment et soutiennent des factions sunnites [Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?]. Les Turcs sont entraînés dans le conflit, désespérément apeurés que les Kurdes, qui sont en train de rompre avec la Syrie, ne poussent leurs frères en Turquie à faire de même [Mme Rice doit vivre dans un monde parallèle totalement inversé par rapport au nôtre !] Les frappes de missiles et de mortiers sont de plus en plus fréquentes sur les frontières d’Israël et de la Turquie. Ankara a crié à l’aide et en a appelé à l’OTAN le mois dernier ; ce qui aurait dû retenir notre attention [Pourtant, nous l’avons tous entendue !]
    Mais où sont les États-Unis ? L’Amérique a passé des mois à essayer d’obtenir l’accord des Russes et des Chinois sur des résolutions dans le cadre d’une ONU impuissante à « mettre fin à l’effusion de sang », pour que Moscou abandonne Assad et que et Pékin s’inquiète du chaos au Moyen-Orient. [Mais que deviendrait le noble mensonge du chaos constructeur si la Syrie résiste ?] [6]. Vladimir Poutine n’est pas un homme sentimental. Mais s’il croit qu’Assad peut survivre, il ne fera rien pour lui nuire.
    Ces derniers jours, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie ont comblé « le vide diplomatique » [Plutôt le vide médiatique, non ?] en reconnaissant une opposition nouvellement formée et largement représentative de tous les Syriens [Mascarade éhontée et traitrise criminelle]. Les Etats-Unis devraient suivre leur exemple, passer au crible et armer le groupe unifié avec des armes défensives, à la condition que ce dernier poursuive une approche inclusive post-Assad. Les Etats-Unis et leurs alliés devraient également envisager d’établir une zone d’exclusion aérienne pour protéger les innocents [Comme en Lybie ?]. Le poids et l’influence de l’Amérique sont nécessaires. Laisser cela à des puissances régionales, dont les intérêts ne sont pas identiques aux nôtres [À bon entendeur, salut !], ne fera qu’exacerber le sectarisme grandissant.
    Certes, il ya des risques. Après plus d’une année d’un conflit brutal, les éléments les plus extrémistes de l’opposition – y compris al-Qaïda – ont été renforcés. Les guerres civiles ont cette tendance à renforcer les pires éléments. Le renversement d’Assad pourrait, en effet, amener ces groupes dangereux au pouvoir.
    Mais l’effondrement du système étatique au Moyen-Orient est un risque encore plus grave. L’Iran gagnerait, nos alliés perdraient, et pendant des décennies la misère et la violence dans cette région feront que le chaos d’aujourd’hui serait regardé comme banal ! [La Syrie n’a jamais été un État de misère et la violence des invasions étrangères, depuis la nuit des temps, n’est un secret pour personne, sauf pour les ignares et les mal intentionnés].
    La guerre au Moyen-Orient n’est pas en recul. Elle va crescendo. Nos élections sont terminées. Maintenant, l’Amérique doit agir !
    The Washington post
    24/11/2012
    http://www.mondialisation.ca/c-rice-assad-contrarie-nos-projets-et-liran-est-le-karl-marx-daujourdhui/5313384?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=c-rice-assad-contrarie-nos-projets-et-liran-est-le-karl-marx-daujourdhui

  4. tiens sa explique peut être la présence de ce réseau turque, qui rafle l’or cassé a Alger

  5. Si on était moins “servile”, on permettrait à Peugeot de “re-vendre” ses 450.000 voiture en échange de lingots et ainsi reconstituer doucement ce que le nain à bradé…

    • Ouais, ou si Flamby 100% matière grasse envoyait chier l’embargo économique contre l’Iran, Aulnay ne serait pas obligé de fermer….Mais comme vos le dites, “on” est servile !

  6. « En Égypte, en Libye, en Tunisie, les printemps arabes ont représenté des avancées dont il faut se féliciter. Ils ont été porteurs de liberté pour les peuples, et à tout le moins d’espoir démocratique. »
    manouel Valse, le 27/11/12 assemblée nat.
    Hmmmm…. La fuite des cerveaux a quel sens ?

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