Menthalo – Dont Worry, Be Happy

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Les marchés nagent dans l’absurdité.
Aujourd’hui, il n’y a pas un seul marché qui réponde à la loi de l’offre et de la demande. Ils sont tous manipulés par les interventions des Banques Centrales sur quelques titres, quelques points-clés, qui vont envoyés les marchés à la hausse ou au contraire, pour certaines matières premières, les envoyer à la baisse.
Les banques sont en faillite depuis 2008, mais les BC rachètent progressivement les valeurs qui pèsent dans leurs bilans, et devraient les envoyer au fond de l’océan. C’est le cas des MBS aux USA, rachetés d’abord par tranche de 40 B$/mois et désormais par 80B$, soit 1T$ par an. Début 2013, la Fed se lancera dans le rachat des Student’s loans pour un Trillions de $. Ces prêts étudiants délivrés avec la même largesse que les subprimes, puisque les étudiants n’ont pas de revenus et font très facilement défaut, ont permis de falsifier dans les grandes largeurs les statistiques du chômage aux Etats-Unis, puisqu’un chômeur suivant une formation complémentaire, est retiré de la liste des demandeurs d’emploi. Mais les banques ayant financé cette Manipulation de la Perception Economique pour le compte de la Fed et du gouvernement en place, doivent être refinancées. On va donc créer de la monnaie en très grande quantité pour effacer ces dettes… ou du moins, les effacer des bilans des banques.
En Europe, ce n’est guère mieux, juste un peu plus compliqué, puisque les Allemands n’acceptent pas la destruction monétaire inhérente à ces manipulations. L’Allemagne l’accepte d’autant moins, que la Réserve Fédérale ne veut pas lui rendre l’or national, théoriquement stocké aux Etats-Unis. Depuis une vingtaine d’année, l’or des BC a été loué aux Bullion Banks, qui en jouait sur les marchés, pour contenir le prix de l’or. Une grande partie de cet or a été perdu par les BB, qui auraient trouvé plus fort qu’eux à ce jeu, depuis que les Chinois ont droit d’acquérir de l’or et que la Chine appuie de tout son poids pour se constituer des réserves d’une part et pour forcer une réforme monétaire, d’autre part. Certains analystes considèrent que le nouveau système monétaire, prôné par la BoPC a été conçu en Allemagne.
Le cas échéant, on pourrait se demander… et ce n’est qu’une hypothèse… si l’Allemagne ne joue pas un double jeu. Je m’égare surement, mais intellectuellement, ce n’est pas sans intérêt. Les lecteurs de mon livre “Histoire de l’Argent” savent que Sergueï Aleynikov, l’analyste programmeur qui a conçu le programme de HFT de Goldman Sachs, avait livré une copie de ce programme à la Russie et à l’Allemagne. Ils savent par ailleurs que depuis plus de deux ans, de véritables raids ont été menés sur le LBMA, tant sur le marché que dans les entrepôts pour exiger livraison, par des acteurs multiples de nationalité inconnue. Ces acteurs semblaient “organisés et coordonnés avec une précision militaire”, disait le “trader de Londres”. J’ai envie de rajouter… avec une rigueur toute teutonne. C’est là, où on pourrait entrevoir le double jeu allemand. D’un côté, ils achètent secrètement de l’or sur les marchés en prévision de la réforme monétaire, qu’ils ont conçu et que Chine et Russie vont chercher à imposer, d’autre part, ils exigent de la BoE et de la Fed une restitution de leurs réserves d’or, les poussant à la faute et créant les conditions d’une crise systémique.
Si l’Allemagne a conçu le prochain système monétaire et que l’argent y a un rôle, l’Allemagne pourrait discrètement se constituer des réserves de silver à l’instar de la Chine. Cela pourrait expliquer les quotas à l’exportation de l’Allemagne sur l’Argent et les autres métaux rares.
Pour revenir à l’absurdité des marchés, Jim Grant dans un excellente interview sur Bloomberg, justifiait la nomination d’un homme de GS à la tête de la Banque d’Angleterre, par le fait qu’aujourd’hui pour tenir ce rôle, il ne suffisait pas de savoir échanger de l’or contre des billets de banque ou inversement, les Anglais savent faire cela depuis 300 ans. Aujourd’hui il faJim-Grantut être à la fois un manipulateur de marché, un tuteur de l’ensemble du monde financier et un expert en propagande. Ce poste est donc devenu autrement plus complexe, d’où le choix de ce canadien formé chez Goldman Sachs.  Dans cette même interview, Jim Grant dit que tous les marchés sont manipulés à la hausse pour créer un climat heureux, une euphorie acheteuse malgré la dépression (cachée). Ceci explique la présence de Droopy sur ce graphe de l’euro… et le titre de l’article.
EURO-5-12-droopy
L’Euro est donc, selon moi, à quelques points de la cible attendu, qu’il pourrait atteindre dans les heures ou les jours à venir. Le Bear Menthalo privilégie une jambe de baisse, qui ramènerait les cours vers 1,28xx, mais il n’est pas exclu que les cours cassent la résistance, ce qui annoncerait une forte hausse, non seulement de l’Euro mais de l’ensemble des marchés. Je refuse d’y croire, malgré le traditionnel rallye de fin d’année.
La dégradation du MES et du FESF par Moody’s et/ou Standard & Poors, auxquelles viennent se greffer les rumeurs persistantes de dégradation de l’Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas, qui ne sont que des moulinets de sabre d’une guerre médiatique,  amènerait plutôt à pencher vers une consolidation de l’Euro.
Le CAC à son plus haut de l’année a fumé la moquette et plane dans les vapeurs méphistophéliques de cet extraordinaire village Potemkine planétaire. Moins vous regardez ce monde d’illusion, mieux vous vous portez.
Et c’est là le vœu le plus cher : avoir des lecteurs en bonne santé et heureux.
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43 Commentaires

  1. Jeudi 6 décembre 2012 :
    Les banquiers allemands sont malhonnêtes.
    Les banquiers allemands sont des menteurs.
    Les banquiers allemands truquent leur bilan.
    Ce n’est pas en France qu’on verrait ça.
    Deutsche Bank aurait dissimulé 12 milliards de dollars de pertes.
    Trois anciens salariés de Deutsche Bank ont engagé des procédures auprès des autorités financières américaines, accusant la banque d’avoir dissimulé 12 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros) de pertes latentes pendant la crise financière, rapporte le Financial Times.
    Ces plaintes, déposées entre autres auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), accusent Deutsche Bank d’avoir volontairement sous-évalué une importante position à des produits dérivés connus sous l’appellation de “leveraged super senior trades”, précise le quotidien, qui cite des sources proches du dossier.
    L’article ajoute que cette évaluation erronée a permis à Deutsche Bank d’afficher une situation de bilan fausse et d’éviter un renflouement sur fonds publics.

  2. Selon Chris Cox and Bill Archer, qui ont servi sous Bill Clinton, le problème de la dette de 16 milliards aux États-Unis n’est que la pointe de l’iceberg. En 1994 déjà, ils avertissaient que les programems sociaux en assurance-santé (Medica
    re) et la pension de vieillesse (Social Security) allaient rapidemtn mettre le gouvernement en banqueroute, à moins de subir une réforme drastique.
    Comme nous savons, ces réformes n’ont pas eu lieu, et aujourd’hui en 2012, le problème est bien pire qu’il y a 15 ans. Selon es experts, la dette du gouvernement fédérale n’est pas de 16 trillions, mais il faut y ajouter les pensions des employés fédéraux, les promesses de la Social Security ainsi que celles de Medicare, ce qui monte le passif du gouvernement à 86,8 trillions, ou bien 550% du PIB.
    Ce passif, selon eux, augmentait de 7 trillions annuellement en date du 31 décembre 2011, et cette somme est complètement ignorée quand le déficit annuel de 1.1 trillions est annoncé.
    http://lavitrecassee.com/2012/12/05/dette-la-pointe-de-liceberg/

    • C’est vrai ça. Le pb ne vient pas que 1% des américains possèdent 50% de la richesse du pays et que ce % augmente sans cesse. Le pb vient du fait que l’Etat redistribue un petit peu les richesses à des gens incultes, même pas français (vu que américains -blague-). Franchement, faut que ça cesse.
      Le lobby ultralibéral est toujours aussi agressif et n’a peur de rien.

  3. Les volumes de transactions s’évaporent, s’assèchent (-40%)! Si on achète un peu de papier on fait monté les cours de manière démesuré. La hausse des marchés arrange tout le monde et on se demande si on arrivera à tenir jusqu’à la fin de l’
    année. On a une hausse des marchés de 10% acquis grâce à la magie du “verbe” de la BCE, qui n’a toujours pas versé 1 €, alors que rien n’est résolu pour la Grèce ou on à repousser la faillite à une date ultérieur mais un jour ou l’autre ce sont les contribuables qui paierons la note. Les marchés sont en lévitation à cause des élections d’Obama, thanksgiving maintenant il y’a un déferlement des dividendes aux états unis (2% qui détiennent 80% des actions), on se dépêche avant que la fiscalité n’augmente et plus personne n’en doute etc […], ceux qui travaille avec la FED ont ratissé tout le monde, Il n’y a plus que les très riches qui peuvent tirer les cours à la hausses…
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xv5mCH8fdPg

  4. Maîtres d’oeuvre de cette dictature en gestation : les Etats-Unis et leur toute-puissante industrie financière. Chefs de chantier : les politiciens corrompus de l’Europe vassalisée, Merkel et Schaüble en tête. Ils sont en train de ruiner les peuples européens pour sauver l’euro, quand tout le monde sait aujourd’hui que ce dernier n’est plus sauvable. O.D.
    « Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.
    Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer. Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait pu sans aide rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.
    La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les Etats qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’Etat de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse «union budgétaire» sent la dictature. Alors même que «tout pouvoir d’Etat émane du peuple» (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’Etats étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.
    C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la «Wiener Zeitung». Il n’est pas un spécialiste, fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP en dernier chef de la section III «Politique économique et marchés financiers» au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.
    Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’Etat de 306 milliards, cela «fait froid dans le dos». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids. C’est dans ce contexte que les journaux «Bild» et «Süddeutsche Zeitung» ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. Les Etats-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les Etats-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.
    Angela Merkel a reçu aux Etats-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des Etats-Unis pour l’Allemagne, soit les 5 D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam : démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’«Etat ennemi» de l’ONU. Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions ».
    Source : Inter-Info d’octobre 2012
    Traduit et publié par Horizons et débats, le 26 novembre 2012
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2012/11/29/lunion-budgetaire-est-une-construction-a-caractere-fasciste/#more-15368

  5. L’union budgétaire est une construction à caractère fasciste
    Maîtres d’oeuvre de cette dictature en gestation : les Etats-Unis et leur toute-puissante industrie financière. Chefs de chantier : les politiciens corrompus de l’Europe vassalisée, Merkel et Schaüble en tête. Ils sont en train de ruiner les peuples européens pour sauver l’euro, quand tout le monde sait aujourd’hui que ce dernier n’est plus sauvable. O.D.
    « Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.
    Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer. Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait pu sans aide rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.
    La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les Etats qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’Etat de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse «union budgétaire» sent la dictature. Alors même que «tout pouvoir d’Etat émane du peuple» (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’Etats étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.
    C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la «Wiener Zeitung». Il n’est pas un spécialiste, fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP en dernier chef de la section III «Politique économique et marchés financiers» au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.
    Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’Etat de 306 milliards, cela «fait froid dans le dos». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids. C’est dans ce contexte que les journaux «Bild» et «Süddeutsche Zeitung» ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. Les Etats-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les Etats-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.
    Angela Merkel a reçu aux Etats-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des Etats-Unis pour l’Allemagne, soit les 5 D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam : démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’«Etat ennemi» de l’ONU. Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions ».
    Source : Inter-Info d’octobre 2012
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2012/11/29/lunion-budgetaire-est-une-construction-a-caractere-fasciste/#more-15368

    • @Daniel
      J’imagine que vous avez un revenu. Moi pas.
      C’est le fruit de 4 ans de recherche sur le marché et de mois d’écriture, de relecture, de corrections et de mise-à-jour.
      Ce n’est pas un compte pour enfant, ni un roman policier. Je considère que c’est le dossier le plus complet sur le sujet, les entreprises payent des fortunes pour des documents comme celui-ci.
      Vous avez la chance d’avoir accès à des informations qui peuvent vous permettre de gérer au mieux la crise à venir et d’en tirer profit.
      Le marché de ce genre de livre auprès du grand public est minuscule. J’ai déjà largement dépassé le lectorat que je pouvais théoriquement toucher. Le fait de vendre le hibouc 25€ ne m’apportera pas un seul client de plus… il y aura toujours un Daniel pour dire mais c’est trop cher, cela ne devrait valoir que 19€.
      Les livres à 19€ ne font que 250 pages… celui-ci fait 500 pages…
      Je n’ai pas l’intention de le brader.. pas une seconde
      Quand j’étais peintre, pour éviter les gens qui cherchaient à négocier mes tarifs, j’ai doublé mes prix.. et encore doublé l’année suivante… et l’année suivante. et ça a marché…
      @Daniel
      Il y a des personnes qui m’ont fait des dons, autrement plus importants que le prix du livre, pour me remercier de mes analyses, de mon travail, et pour certains de leur avoir permis de gagner beaucoup ces dernières années… La générosité de chacun est une affaire très personnelle.

  6. L’union budgétaire est une construction à caractère fasciste
    Maîtres d’oeuvre de cette dictature en gestation : les Etats-Unis et leur toute-puissante industrie financière. Chefs de chantier : les politiciens corrompus de l’Europe vassalisée, Merkel et Schaüble en tête. Ils sont en train de ruiner les peuples européens pour sauver l’euro, quand tout le monde sait aujourd’hui que ce dernier n’est plus sauvable. O.D.
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2012/11/29/lunion-budgetaire-est-une-construction-a-caractere-fasciste/#more-15368

  7. Vous écrivez que ” Dans cette même interview, Jim Grant dit que tous les marchés sont manipulés à la hausse pour créer un climat heureux, une euphorie acheteuse malgré la dépression (cachée). Ceci explique la présence de Droopy sur ce graphe de l’euro… et le titre de l’article.”
    Mais en fait, tout le monde se fiche bien des marchés, combien de personnes le DAX ou le CAC interessent-ils ?! Autour de moi, j’ai des amis médecins ou avocats, aucun d’entre eux ne sait ce qu’est l’IBEX par exemple !
    Donc je ne suis pas d’accord avec cet argument, qui ne concerne pratiquement….personne sauf les intéressés eux-mêmes ! Il doit donc y avoir une autre raison je pense que simplement vouloir endormir dans l’euphorie des gens…qui ont bien d’autres soucis !!

    • @Hugo
      Greenspan s’est déjà exprimé sur le sujet il y a 8 mois environ. Il ne s’agit pas de rendre euphorique le docteur tartempion ou l’ouvrier Dupont… il s’agit de creer un climat optimiste pour les chefs d’entreprise, afin qu’ils aillent de l’avant et investissent, créant ainsi de la richesse et de l’emploi… et l’emploi, lui donnera le sourire à l’ouvrier Dupont, qui achètera plus et réjouira alors les commerçants et toute la filière économique…

  8. En fait la situation boursière actuelle me fait penser au Titanic ! tout le monde mangeait, buvait, dansait et se gargarisait quand le paquebot a heurté l’iceberg….quel sera l’iceberg pour la bourse et les indices ? à suivre….

    • @momonipreno
      Hypothèse très probable concernant la Syrie.
      Et je vous rejoins sur votre précédent commentaire, j’ai autour de moi des amis avocats médecins pour qui c’est du chinois!!
      Mieux que ça, hier je prends un café avec une amie directrice d’une agence bancaire comprenant 6 employés et je lui demande naturellement quelles sont les 2 fonctions de la BCE. Elle ne savait pas. Je lui ai demandé qui est Goldman Sachs, elle ne savait pas!
      Bref, elle a la tête dans le guidon! On leur apprend a exercer leurs fonctions pas les mécanismes de la banque.

      • @le chat
        je vous rejoins dans vos propos , même chose avec des amis ayant le statut de cadres.
        l’un travaille pour une filiale dans le pétrole , l’autre filiale d’une grande marque orange.. .
        mais ils ont bien évolué depuis plusieurs mois, parfois on a l’impression de venir
        d’une autre planète,. lol

      • Également d’accord avec l’hypothèse sur la Syrie et également choqué par l’abrutissement des cadres des entreprises… J’ai également des amis trésoriers, financiers et dirigeants d’entreprises qui sont à des années lumières de comprendre ce qu’il se passe et ils refusent même de l’entrevoir…
        Bref :
        “Quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort c’est pour les autres que c’est difficile… Quand on est CON c’est pareil…”

  9. L’union budgétaire est une construction à caractère fasciste
    Maîtres d’oeuvre de cette dictature en gestation : les Etats-Unis et leur toute-puissante industrie financière. Chefs de chantier : les politiciens corrompus de l’Europe vassalisée, Merkel et Schaüble en tête. Ils sont en train de ruiner les peuples européens pour sauver l’euro, quand tout le monde sait aujourd’hui que ce dernier n’est plus sauvable. O.D.
    « Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.
    Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer. Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait pu sans aide rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.
    La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les Etats qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’Etat de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse «union budgétaire» sent la dictature. Alors même que «tout pouvoir d’Etat émane du peuple» (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’Etats étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.
    C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la «Wiener Zeitung». Il n’est pas un spécialiste, fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP en dernier chef de la section III «Politique économique et marchés financiers» au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.
    Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’Etat de 306 milliards, cela «fait froid dans le dos». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids. C’est dans ce contexte que les journaux «Bild» et «Süddeutsche Zeitung» ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. Les Etats-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les Etats-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.
    Angela Merkel a reçu aux Etats-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des Etats-Unis pour l’Allemagne, soit les 5 D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam : démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’«Etat ennemi» de l’ONU. Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions ».

  10. Alex du 57
    6 décembre 2012 at 10 h 12 min
    Vous devriez aller chez Jovanovic, les prix sont tout doux .
    faut il encore que tu t explique mieux!!!!

    • communiqué n°69 du geab
      Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l’économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en Automne 2012 sous la forme d’un événement symbolique qui fera date dans l’histoire mondiale : l’ouragan Sandy.
      Ca fait penser à l’arc à poulie.

  11. Jeudi 6 décembre 2012 :
    Zone euro : la croissance fortement revue à la baisse en 2013, d’après la BCE : chute de 0,3%.
    La Banque centrale européenne a déclaré jeudi s’attendre désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro en 2013, prenant acte de l’accélération de la dégradation de l’économie dans la région, qui est entrée en récession au troisième trimestre.
    La BCE prévoit une contraction de 0,3% en 2013, alors qu’elle tablait encore sur une croissance de + 0,5% en septembre.
    Pour 2012, la BCE prévoit un recul du PIB de 0,5%, un chiffre révisé en légère baisse (- 0,4% dans sa prévision de septembre).

  12. @gwendoline
    D’accord avec vous, tout est mis en oeuvre pour reduire la population : guerres, chemtrails, nourriture empoisonnée, crise entrainant des suicides de la famine, impossiblité de soins médicaux etc….

  13. Les années d’austérité se suivent et se ressemblent pour les PIIGS
    06 déc 2012 | Philippe Béchade
    ▪ Nous assistons depuis le 16 novembre à un véritable festival de prestidigitation. On nous a refait le tour une bonne douzaine de fois depuis le 19 novembre mais le public en redemande !
    La main invisible nous montre chaque matin une paire de valets plus trois autres cartes dépareillées sans intérêt. En changeant une seule carte (choisie au hasard par le public), elle retourne chaque soir un carré de roi ou un full des as par les dames qui suscite un tonnerre d’applaudissements.
    Ensuite, vu le succès de sa démonstration, elle propose aux épargnants et aux gérants de se joindre à elle pour une petite partie de poker “entre amis” à 100 euros le point — mise minimum de 1 000 euros pour le premier enchérisseur.
    Et alors là, allez comprendre pourquoi, malgré sa promesse formelle de ne pas tricher (alors qu’elle se réserve le monopole de la distribution des cartes), personne ne répond à l’invitation, ou seulement deux ou trois joueurs (pigeons ou complices) qui acceptent, mais seulement parce que la partie est filmée et qu’ils vont passer à la télé (pour faire un “coucou” à tous leurs copains).
    ▪ La main invisible de mèche avec les faiseurs d’opinion ?
    Déçue de voir aussi peu de pigeons (euh non, d’investisseurs) sortir leur portefeuille et commander des jetons, la main invisible fait jouer ses relais dans la presse et rameute tout ceux qu’elle arrose en tant que faiseurs d’opinion.
    Vous ne serez pas surpris du message. Les indices grimpent depuis 18 jours et ce n’est qu’un début car c’est un mouvement perpétuel à la hausse qui vient de s’enclencher, habillages de bilans de fin d’année oblige.
    Alors achetez les yeux fermés braves gens, avec nos algorithmes ça gagne à tous les coups !
    Le CAC 40 va confirmer le franchissement des 3 600 points avant les chiffres du chômage américain ce vendredi et filer vers les 3 800 points pour bien finir l’année.
    Les retardataires vont être obligés de payer : avec le pistolet du benchmark sur la tempe, ils ne vont pas hésiter longtemps.
    Surtout, n’écoutez pas cet idiot de Béchade qui prétend “qu’une hausse de 10%, 13% ou 15% une année de récession, laquelle en précède une seconde, également placée sous le signe de l’austérité et du chômage de masse, c’est une première historique et une vertigineuse anomalie”.
    Alors c’est vrai, il a raison sur un point. Ce serait effectivement sans précédent, mais c’est également la première fois que les taux longs (OAT 2022) passent sous les 2% en France.
    Et c’est la première fois depuis 2008 qu’on est sûr et certain que la Zone euro ne va pas exploser !
    Une fois encore, n’écoutez pas cet idiot de Béchade qui prétend que “si l’euro monte encore, au-delà des 1,3131 $, c’est le pouvoir d’achat des ménages européens — sauf celui des Allemands pour cause d’année électorale — qui va se désintégrer”.
    Car l’ajustement pour répondre aux impératifs de compétitivité mondiale ne pouvant s’obtenir par la dévaluation de la devise, il se fera par les licenciements, le chômage partiel et la baisse des salaires.
    ▪ Les Anglais et les Irlandais aussi vont devoir se serrer la ceinture
    Même les Britanniques, qui ne se privent pas d’imprimer de la livre sterling à tour de rotatives, se sont vus promettre mercredi matin une année d’austérité de plus par Georges Osborne.
    Les classes moyennes et défavorisées vont devoir se serrer la ceinture jusqu’en 2018. Les plus riches vont voir leur impôt foncier augmenter — ils survivront et au besoin, ils licencieront une femme de ménage ou un de leur jardiniers.
    En Irlande — prétendument bien engagée sur le chemin du redressement économique — voilà qu’une avalanche de mesures d’austérité a été soumise mardi au parlement de Dublin. Les pauvres citoyens irlandais vont continuer de subir une grêle de mauvais coups fiscaux et sociaux en 2013 et 2014.
    Cela fait déjà cinq ans que ça dure et ça va durer encore quatre mois de plus. Sept ans de malheur c’est déjà une certitude… et pourquoi pas 10 comme les Grecs puisque personne ne bronche ?
    Donc tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes des PIIGS ; la main invisible qui nous a orchestré la hausse entre 3 350 et 3 600 pointe désormais du doigt les 4 000 à Paris.
    Pour ceux qui n’y croyaient pas, le CAC 40 a repris 0,2% au moment du fixing de clôture.
    A 3 590 points, le CAC inscrit sa seconde meilleure clôture de l’année, grâce à un soudain retournement à la hausse des indices américains, aussi radical qu’inattendu.
    Le S&P 500 est ainsi repassé en 45 minutes de -0,4% à +0,4% ; le Dow Jones avançait de 120 points vers 18 heures, ce que personne n’anticipait à l’ouverture.
    Effet positif garanti, les places européennes sont ressorties du rouge à la dernière minute (repassant de -0,15% à +0,05%).
    Les optimistes noteront que cette onzième séance de hausse sur une série de treize — un record de longévité plus observé depuis deux ans — a été marquée peu après l’ouverture par l’inscription à Paris d’un nouveau zénith annuel à 3 607, ce qui confirme la perpétuation de la tendance haussière.
    ▪ Les Etats-Unis éviteront-ils un lock-out ?
    Wall Street a salué hier en fin d’après-midi une déclaration de la Maison Blanche qui serait disposée à proroger une loi temporaire d’inspiration républicaine (votée en juillet 2011) qui autorise le Congrès à approuver un relèvement semi-automatique du plafond de la dette américaine, de façon à éviter un lock-out — il s’agit d’une cessation de paiement temporaire qui se solde par le non versement du salaire de nombreuses catégories de fonctionnaires.
    Avec un relèvement du plafond de la dette au-delà des 16 400 milliards de dollars, il est évident que la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses à partir du 31 décembre n’aurait plus aucun objet et ce danger serait donc écarté.
    Mais qui a jamais cru sérieusement que cette mesure couperet serait mise en application ?
    La réponse est personne… et Wall Street a parfois joué à se faire peur, histoire de masquer le réel motif des épisodes correctifs des dernières semaines.
    Il s’agit de l’anticipation d’une hausse (jugée inéluctable) de l’imposition des valeurs mobilières par le biais de la suspension des cadeaux fiscaux — impopulaires et socialement injustifiables, Warren Buffett est le premier à l’affirmer — de l’ère Bush.
    Si la taxation des plus-values augmente l’an prochain, faut-il s’étonner de voir chuter Apple (de 6,4% mercredi soir) qui représente la plus colossale réserve de “valeur ajoutée” sur le marché américain ? La valeur a connu un triplement des cours ces trois dernières années (depuis janvier 2010) et une multiplication par sept depuis janvier 2009 — et c’était fois neuf mi-septembre à 705 $.
    La main invisible tente déjà de faire croire que le recul de 0,77% du Nasdaq mercredi soir est un anachronisme… que les opérateurs ont perdu leur sang froid sur Apple… qu’il s’agit d’une belle opportunité de faire une relance agressive pour profiter de ce passage à vide providentiel.
    Mais si la main invisible vous a servi un séduisant carré de dames, n’en doutez pas, c’est qu’elle a déjà un carré d’as !

  14. Les marchés sont effectivement manipulés non seulement par les banques centrales, mais aussi par une poignée d’intervenants de la finance occulte, laquelle représente 90 % des actifs financiers dans le monde.
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-systeme-bancaire-echappe-toujours-aux-regulateurs_360982.html
    La vidéo ci-jointe animée par Philippe BECHADE, rédacteur en chef du magazine AGORA, démontre la totale déconnexion des marchés par rapport au niveau récessionniste de l’économie réelle. http://www.youtube.com/watch?v=Y8jGQfdPwMY
    Dans cette vidéo, à partir de la question : Pourquoi les marchés ne réagissent-ils pas aux arguments des analystes financiers, notamment en France ceux de BFM TV ? Considérer par exemple l’action d’APPLE qui, parmi d’autres titres de bourse, compte tenu son importance peut être utilisée comme effet de levier par une poignée d’intervenants. Ceci démontre à quel point les marchés peuvent être manipulés à loisir par une minorité de primo décisionnaires dont les interventions corrèlent l’objectif central de la véritable gouvernance mondiale.
    Puisque cet objectif central consiste à l’affaiblissement effectif de la souveraineté des États nation, il n’y a pas d’autre façon d’y parvenir que de tenir à un niveau artificiellement haut les marchés financiers dans une position dominante par rapport au niveau de décroissance de l’économie réelle. C’est stratégiquement le plus sûr moyen de continuer à tenir en bride les États nation rendus entièrement dépendants du financement de la dette par le système financier.
    Du côté des banques centrales, il est utile de voir comment la BCE, pilotée par un membre de la véritable gouvernance mondiale, s’organise actuellement pour conduire l’ensemble de la zone euro à la restructuration des dettes.
    C’est un plan qui s’articule sur la base de dettes souscrites avant 2013, dites « JUNIORS » par rapport à celles qui seront souscrites après janvier 2013, dites « SENIORS ». Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette réorganisation des dettes aura un effet multiple 1) déflationniste 2) Pour le tandem franco-allemand, le cœur de la zone euro, cela aboutira à de fortes recapitalisations supplémentaires de leurs banques opérant dans les pays périphériques de la zone euro (pays baltes et pays dits du Sud, Italie, Espagne, Portugal…).
    À cause de cette prochaine restructuration des dettes, tous ces pays en difficulté accrue n’auront plus aucune autonomie pour emprunter par eux-mêmes sur les marchés financiers et seront contraints de ne pouvoir emprunter qu’auprès de dispositifs centraux MES – FESF – SMP (pour les abréviations financières, voir ce lien http://www.obliginvest.com/guides/fesf-mes-smp-ltro-les-sigles-crise-dette-en-zone-euro-3113).
    En conclusion il faut noter que quelles que puissent être toutes les péripéties financières et économiques à venir (nombre et nature), il devient évident que l’objectif central de sape de la souveraineté des États nation se dessine clairement au fusain sous nos yeux. Cela jusqu’au moment où les chefs de gouvernements occidentaux finiront par accepter un traité dont le principal volet consistera en une totale refonte de l’actuel système financier et économique, pour le remplacer par une nouvelle forme structurelle d’économie, dite « Nouvelle économie keynésienne ».

  15. Voir plus haut mes commentaires pour Daniel et Hugo
    quant à ceux dont les commentaires sont mis en attente de manière automatique, et doivent être validé par le webmaster, ils n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes.
    Pour vivre en communauté, il faut être courtois et respecter l’autre… ce qu’ils ont certainement omis de faire de manière itérative. Les censurer permet d’assurer une certaine sérénité dans le forum, je pense que beaucoup ici ne peuvent que s’en féliciter.
    Bonne soirée

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