La Comedia del Arte

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Par Menthalo – La Comédie Humaine version italienne est plus haute en couleur. On surjoue beaucoup en abusant des grimaces, des gesticulations et des cris. On entre en scène avant de claquer la porte bruyamment. Le vieux cabotin surmaquillé, emperruqué et les traits tirés de fatigue sans doute, si cela ne doit rien à la chirurgie frénétique, se complait dans cette pantalonnade, lui qui est réputé pour avoir le sien plus souvent aux chevilles. Là-bas, les hommes politiques ont des noms de scène : l’homme de paille de la mafia bancaire, Monti, se fait appeler le Commandatore, quand le pantin de la Camorra a été surnommé “le Cavalieri”, sans doute pour ses manières à la hussarde avec les dames de (toute) petite vertu.
Les coups de gourdins de l’un, les airs de mandaline de l’autre, la lourde mise en scène plait aux transalpins.
On en rajoute. La bourse de Milan chute avec fracas pour ponctuer cette politique-spectacle. Le parterre s’échauffe. Les éventails claquent. Les balcons applaudissent. Le poulailler hue, comme toujours. Le Commandatore est parti. Le “Cavalieri” caracole. Monti revient. Le suspense est à son comble. La bourse s’envole.
Malgré ces pitreries italiennes, l’Orchestre continue sa valse lente, sans fausse note. Le métronome bat la mesure 3 vagues de baisse 2 vagues de hausse ou peut-être le contraire. Si pris par le spectacle à la milanaise, vous avez raté une mesure, cela n’a aucune importance. Vous trouverez l’Euro là où vous l’attendiez aujourd’hui. Pile-poil ! Exactement …
EURO-11
A priori, ce soir mais surtout demain, la troupe des “comediante tragediente” jouera à Washington en “matinée”. Ne vous y trompez pas, ce mot en terme de spectacle signifie dans le courant de l’après-midi. Les tréteaux seront installés pour un opéra-bouffe à l’américaine place du FOMC à 14H30 heure de NY.
N’attendez pas de ces mauvais comédiens une “Happy End” façon Hollywood. On ne sauvera ni la grand-mère, ni le chien, ni le trader qui bêtement aurait joué long sur l’Euro.  La chute sera possiblement terrible. Pas de QE force 4 ou 5 … il pourrait ne pas même être évoqué. Du moins, c’est ce que semble me dire les graphes de l’Euro. Ce dernier doit avoir une petite faiblesse, avant de remonter hardiment … Après, vogue la galère … et après nous le déluge ! C’est ce que je pense personnellement.
Justement nous nous approchons de deux dates fatidiques pour ne pas dire fatales… Demain le 12/12/12  qui sonne un peu comme zut zut zut …  en plus joli, c’est vrai. Vous ne reverrez plus une telle série parfaite avant très longtemps, mais le 22/2/22 sera très bien aussi, pour les amateurs.
La deuxième date, abondamment mayatisée sera le 21/12/2012.
J’ai invité  ce soir-là de jeunes amis à diner, tenue de soirée de rigueur, pour qu’on la joue classe, façon orchestre du Titanic. Idéalement, il faudrait que je trouve quelques violoneux pour parfaire l’ambiance. Ca va être difficile parce que ce soir-là tout le monde semble vouloir faire la fête.
Mais par ailleurs, d’autres ont le trouillomètre à zéro. Les ventes d’abri-atomiques sont en plein boom et les kits de survie se vendent comme les tablettes. C’est vrai que l’Argent colloïdal dépote un max aussi. La machine ronronne 7 jours sur 7 et je trime comme un n….e   (expression désormais interdite). Mais j’ai réussi à tenir la cadence et à livrer tous ces cadeaux de Noël en temps et en heure.

Le défi

Après m’être fait traité de Pinocchio au  long nez, parce que j’avais écrit que  l’Histoire de l’Argent était imprimé à la commande, la moutarde m’est montée là où vous savez. J’ai donc mis en ligne une offre spéciale, qui tient du défi… mais à vrai dire, celui qui est un imprimeur extraordinaire, c’est Jacques, à qui je rends hommage…
Si vous voulez mon livre avec la page de garde qui vous soit dédiée, avec le texte de votre choix ou une dédicace très personnalisée : soit pour vous, soit pour un tiers à qui vous voulez offrir le livre, c’est possible. D’ailleurs, la première commande est en cours de réalisation pour un lecteur dont le nom ne comporte quasiment que des consonnes, homonyme d’un footballeur polonais…   je lui fais un dessin le montrant demandant une dédicace à l’auteur éberlué “QRZCKESSCZYK  comme ça se prononce “
Le dessin, c’est parce que ça m’amuse… et je fais une exception…
L’Offre est sur cette page
Il y a également une offre spécifique pour les conseillers en investissement, gestionnaires de fortune et autres conseils, qui souhaiteraient proposer un investissement alternatif à leurs clients. Le livre peut être adapté à leurs besoins spécifiques pour être un dossier de travail.

14 Commentaires

  1. l’horreur n’a pas de limite
    Une vidéo diffusée hier sur Youtube montre un groupe de rebelles syriens qui oblige un enfant à décapiter un officier capturé dans la ville de Homs.
    Dans cette vidéo, on y voit plusieurs rebelles syriens encourager un enfant à couper la tête d’un soldat avec une machette, tandis que l’officier de l’armée est ligoté, gisant au sol, la tête contre un parpaing.
    On peut également voir le cadavre d’un autre corps sans tête, sans savoir si celui-ci fût également tué

    • @ Menttalo;
      Vous etes visiblement investi des paroles de Beaumarchais…”Mieux vaut en rire avant que d’en avoir a pleurer” (clavier Yankee…excuse-me)…
      Ceci etant peut etre l’annonce d’une nouvelle civilisation dont la mise-bas se fera dans la douleur, isn’t-it ?

  2. Exactement! Un opéra bouffe que je suis de très loin. Pas besoin d’en savoir plus pour se rendre compte que tout ceci est une fois de plus une comédie destinée à occuper la morne vie des moutons et à créer le chaos en Italie après pris toutes les mesures adéquates d’esclavagisation.

  3. Prix du gaz : + 75 % en sept ans
    INFOGRAPHIE Le gouvernement a annoncé lundi un nouveau relèvement des tarifs du gaz : +2,4 % à partir du 1er janvier 2013. Depuis 2005, la facture des Français s’est alourdie de plus de 75 % pour le gaz. Dans le même temps, l’inflation n’a augmenté “que” de 14 %.
    Osez faire la comparaison, sur le même graphique, entre le prix du gaz et le montant des bénéfices des producteurs et distributeurs de gaz !
    http://www.franceinfo.fr/consommation/prix-du-gaz-75-en-sept-ans-830077-2012-12-11

  4. Mardi 11 décembre 2012 :
    Comment la Grèce efface 20 milliards de dette comme par magie.
    Afin de rendre soutenable la charge de sa dette, la Grèce a racheté un gros paquet de ses propres obligations aux investisseurs privés qui les détenaient. Et comme elle n’avait pas d’argent pour le faire, c’est l’Europe qui a avancé la somme. Explications :
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-grece-efface-20-milliards-de-dette-comme-par-magie_364559.html
    Dialogue entre les contribuables européens et la Grèce :
    Les contribuables européens : – Bonjour, la Grèce. Tu vas bien ?
    La Grèce : – Tout va bien. La magie continue.
    Les contribuables européens : – Quelle magie ?
    La Grèce : – Ben, il faut que je rembourse mes 300,807 milliards d’euros de dette. Mais comme je suis incapable de rembourser, c’est vous qui allez payer. C’est ça, la magie.
    Les contribuables européens : – Mais … mais … mais nous aussi, nous sommes surendettés.
    La Grèce : – Oui, mais moi, je suis ultra-hyper-mega-endettée. Tandis que vous, vous êtes seulement surendettés. Donc il reste de la marge.
    Les contribuables européens : – Et nous, quand nous serons devenus ultra-hyper-mega-endettés, qu’est-ce qui va nous arriver ?
    La Grèce : – Rien : il ne peut rien vous arriver. L’euro vous protège.
    Les contribuables européens : – Ah oui, c’est vrai. L’euro nous protège. Et l’euro nous enrichit.
    La Grèce : – L’euro nous enrichit tous. C’est ça, la magie de Noël. Joyeux Noël, les contribuables européens.
    Les contribuables européens : – L’euro nous protège. L’euro nous enrichit tous. Joyeux Noël, la Grèce.
    http://www.youtube.com/watch?v=pdlWrDSTQ4Q

  5. L’iboga, une racine aux pouvoirs hallucinants
    En 1962, un jeune toxicomane, Howard Lotsof, expérimente avec six compagnons une nouvelle substance hallucinogène dont lui a parlé un ami chimiste : l’ibogaïne. Contre toute attente, après trente-six heures d’expérience, le jeune Américain et ses amis, tous accros à l’héroïne ou à la cocaïne, se sont libérés de leur dépendance. Un sevrage définitif pour Howard Lotsof et d’au moins six mois pour les autres, période durant laquelle ils sont restés en contact.
    Hasard ou grande découverte ? Depuis les années 1980 et jusqu’à sa mort en 2010, Howard Lotsof n’a pas cessé de tenter de convaincre scientifiques, laboratoires, politiques et société civile de soigner les toxicomanes avec de l’ibogaïne. Cette molécule de la famille des alcaloïdes est extraite de l’iboga (Tabernanthe iboga), un arbuste endémique de l’Afrique centrale équatoriale. L’écorce de sa racine concentre une douzaine d’alcaloïdes très actifs utilisés dans la médecine traditionnelle et les cérémonies initiatiques bwiti au Gabon.
    “Lorsque j’ai entendu parler de l’ibogaïne, je suis devenu très curieux, et sceptique. Et plus j’ai fait des expériences, plus cela est devenu intéressant”, confie Stanley Glick, professeur et directeur de recherche au Centre de neuropharmacologie et de neurosciences à l’Albany Medical College à New York. En expérimentant la molécule sur des rats dépendants à la cocaïne et à la morphine, Stanley Glick a prouvé, en 1991, que l’ibogaïne réduit l’autoadministration de ces substances deux jours seulement après le traitement …

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/29/une-racine-aux-pouvoirs-hallucinants_1798071_1650684.html

  6. Mystérieuse chute d’EADS et d’Alcatel-Lucent
    11 déc 2012 | Philippe Béchade
    ▪ L’extraordinaire se banalise. Plus personne ne juge prodigieux une sixième hausse d’affilée ni une quatorzième sur une série de 16, et surtout le jour de la démission de Mario Monti. C’est d’ailleurs devenu au fil des heures un non-événement, même si Milan a dévissé jusqu’à 4% en fin de matinée.
    Un algorithme a été mis en route vers midi (et 3 580 points) et le rouleau compresseur haussier n’a rencontré aucune opposition jusqu’à 17h35.
    En effet, les vendeurs potentiels se couchent — comme d’habitude depuis trois semaines — dès qu’ils identifient les prémices d’une hausse robotisée. C’est ainsi qu’en dépit d’une actualité ou d’une conjoncture adverse, la volatilité continue paradoxalement de s’écraser.
    Le CAC 40 a porté hier son niveau de surachat vers de nouveaux sommets annuels. Plus l’indice s’expose à un risque de correction violente, plus le risque disparaît des indicateurs censés le mesurer. Pendant ce temps, les volumes continuent de s’évaporer (1,6 milliard d’euros échangés en séance ce lundi).
    ▪ Autopsie d’un flash krach
    La plupart des krachs ont eu comme corollaire une disparition de la liquidité. Rien que la chute de 30% des volumes en novembre justifierait que le V-Stoxx rebondisse de 20%, ne serait-ce que pour pricer le risque structurel lié à l’absence de contrepartie — au contraire, le voici au plus bas absolu.
    Nous n’évoquons pas la notion de krach pour vous faire frissonner à 10 jours de la fin du monde. Nous faisons référence à un flash krach — bien concret — qui s’est produit à 9h35 très précise sur EADS ; cela a entraîné l’inscription d’un plus bas en séance sur le CAC vers 3 575 points.
    Rappel des faits : EADS consolidait tout doucement (-0,5% à -0,7%) depuis l’ouverture, sans gonflement des volumes, sans pression à la baisse. Mais le titre a soudain été victime d’un plongeon de 10% en une minute, de 29,44 euros vers 26,35 euros (entre 9h34 et 9h35 précise).
    Le passage sous 29 euros aurait entraîné le déclenchement d’une cascade de stops à la vente ainsi qu’un phénomène d’évaporation ultra-rapide de tous les ordres d’achat présents en carnet, sauf ceux des petits porteurs.
    Cela a été un carnage pour ceux qui avaient placés des ventes de protection. Ils ont vu leurs ordres exécutés dans les pires conditions, sans la moindre contrepartie.
    Cette fois-ci, pas de gros doigt (erreur de passage d’ordre) pour expliquer cet effondrement, ce qui est d’autant plus inquiétant. Il ne s’est échangé que 85 000 titres entre 9h34 et 9h35 alors qu’EADS chutait de 10,5% (à 26,35 euros).
    Sachez simplement qu’il avait fallu pas moins de 23 millions de titres (soit un demi-milliard d’euros de capitaux) pour faire grimper EADS de 26,35 euros à 30 euros.
    Il a suffi de moins de 100 000 titres et d’à peine 25 millions d’euros pour faire le trajet inverse !
    Le titre a été suspendu durant cinq minutes avant d’effacer tout le terrain perdu à 9h40 — reprise des cotations après cinq minutes de réservation à la baisse. Puis il est revenu au contact des 29,6 euros (son zénith du 6 décembre) vers 11h45.
    ▪ Pour ramasser du cash, soyez (très) réactif !
    Voici une nouvelle preuve éclatante de la façon dont le high frequency trading (HFT) fait disparaître la liquidité avec des carnets d’ordres totalement fictifs et une contrepartie hologramme !
    Mais de quoi nous plaignons-nous ? Chacun d’entre nous peut profiter de mouvements de cours aberrants pour acheter ses titres favoris à bon compte.
    Voyez, il suffisait juste de rentrer un ordre d’achat à 26,5 euros entre 9h35, 58 secondes et 7 dixièmes et 9h35, 59 secondes et 5 dixièmes. En tapant vite et avec un peu de réactivité, on ramasse tout ce qu’on veut sur ce marché !
    Bon d’accord, il faut vraiment être très réactif car tout s’est joué en moins de 30 secondes. La réalité, c’est que personne — mais absolument personne — n’a eu le temps de saisir un seul ordre d’achat avant que la cotation soit suspendue (réservation à la baisse).
    Mais à quelque chose, malheur est bon. Certains commentateurs étaient très satisfaits de cette petite mésaventure car les coupe-circuits ont très bien fonctionné.
    Autrement dit, dormez sur vos deux oreilles, nous sommes en sécurité dans ce marché robotisé !
    Bon, c’est vrai, il y a parfois des ratés. C’est le cas avec le subit effondrement de 7,5% d’Alcatel-Lucent (107 millions de titres échangés durant le fixing, soit 4,5% du capital) le 30 novembre.
    Personne n’a jamais su ce qui s’était passé, aucune enquête n’a été diligentée.
    Malgré un montant record portant sur plus de 7% du capital négocié ce jour-là, aucun franchissement de seuil n’a été communiqué au marché par l’AMF.
    Circulez, y’a rien à voir ! Mais bon, avouez qu’il s’en passe, des choses bizarres !

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