« Qui est comme Dieu ! » (St Michel Archange)

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Satan a déclaré une guerre à l’homme parce qu’il est jaloux de la possibilité qu’il a de jouir éternellement de la présence divine, après en avoir été jugé digne à son dernier souffle ici bas.
Jusqu’à la fin du monde, le diable cherchera à séparer l’homme de son Créateur et juge. Il le tentera, au nom d’une liberté mal employée, et il fera tout pour lui inculquer le cri de révolte absolu : NON SERVIAM !, qui a valu à Lucifer d’être transformé en une forme hideuse et précipité dans les enfers pour toute l’éternité.
Les gouvernements issus des sociétés secrètes qui ont fait un pacte avec Satan, cherchent à éloigner la créature du Bon Dieu. Comment ? Justement en bafouant les commandements de Dieu et l’abandon de la pratique des vertus. Les politiciens de la Synagogue de Satan cherchent à susciter la révolte dans l’ensemble de la Cité, à enrégimenter les masses des peuples dans un mouvement planétaire marchant sous la bannière du NON SERVIAM.
Pour ceux qui refusent cette voie criminelle du fils renégat contre son Père, l’issue d’un monde meilleur semble humainement impossible. Pourtant, quand Job était nu sur son fumier, réduit à la misère la plus extrême, il espérait en Dieu seul.
N’oublions ces paroles de la messe du jour :
«Seigneur, toutes choses sont soumises à votre volonté, et il n’est personne qui puisse résister à votre volonté ; car vous avez fait toutes choses, le ciel et la terre, et tout ce qui est sous le ciel : vous êtes le Seigneur de toutes choses.
Ps. Heureux ceux qui restent sans tache dans le chemin, ceux qui marchent dans la loi du Seigneur.»
A la louange de Dieu qui apporte la paix, l’homme ingrat préfère les temps mauvais annonciateurs de guerre.
L’apôtre saint Paul nous rappelle (Ephésiens. Chap. VI.) :
«Mes Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa vertu toute-puissante. Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable ; car nous n’avons point à lutter contre des hommes de chair et de sang, mais contre les princes et les puissances, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. (…) …ayez toujours le bouclier de la foi, sur lequel vous puissiez éteindre tous les traits enflammés de l’esprit mauvais ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.»
Les démons et leurs alliés sur terre, qui complotent dans les ténèbres au sein des sociétés secrètes «connaissant à merveille les tristes secrets de notre pauvre nature déchue, et tournant tous leurs avantages contre l’homme à le tromper, pour le perdre en haine de Dieu. Créés à l’origine pour refléter dans la pureté d’une nature toute spirituelle l’éclat divin de leur auteur, ils montrent, accompli en eux par l’orgueil, ce hideux prodige de pures intelligences dévouées au mal et à la haine de la lumière.» (Dom Guéranger)
Dom Guéranger pose alors cette question :
« Comment donc nous, qui déjà ne sommes par notre nature qu’obscurité, lutterons-nous avec ces puissances spirituelles mettant leur intelligence au service de la nuit ? ‘‘En devenant lumière’’, dit saint Jean Chrysostome».
Satan a toujours eu peur de la vérité qui seule rend libre. Les dirigeants communistes de l’Union soviétique, ou aujourd’hui en Chine et dans les pays musulmans, l’ont bien compris, eux qui combattent les catholiques jusqu’à la mort.
Dans ces temps mauvais contre l’Auteur de la vérité, prions saint Michel Archange, lui qui au jour du grand combat, a précipité des cieux par un seul mot, Lucifer et tous les anges rebelles.
Soyons certain de la puissance de Dieu, «qu’il protège donc maintenant les siens réduits à préparer dans leur petit nombre, comme autrefois Israël, l’exode final de l’Eglise quittant pour la vraie terre promise ce monde redevenu infidèle».
«Combien grande sera la terreur quand le juge viendra pour tout scruter rigoureusement ! La trompette éclatante, retentissant par les sépulcres de l’univers, rassemblera tous les humains devant le trône. La mort et la nature seront dans la stupeur, lorsque ressuscitera la créature pour répondre à son juge. On produira le livre écrit renfermant tout l’objet du jugement du monde. Quand donc s’assiéra le juge, tout ce qui se cache apparaîtra, rien ne demeurera sans vengeance. Que dirai-je alors, malheureux ? Roi de majesté redoutable, qui sauvez gratuitement ceux qui doivent l’être, sauvez-moi, source de miséricorde. Souvenez-vous, ô doux Jésus, que je suis la cause de votre venue : ne me perdez pas en ce jour !»
« Sans nul doute, une telle prière a toute chance d’être exaucée, lorsqu’elle s’adresse ainsi à celui qui n’a rien plus à cœur que notre salut, et qui, pour l’obtenir, s’est dévoué aux fatigues, aux tourments, à la mort de la croix. Mais nous serions inexcusables et mériterions doublement la condamnation, en ne profitant pas des avis qu’il nous donne lui-même, pour parer d’avance aux angoisses de ‘‘ce jour de larmes où l’homme coupable se lèvera de sa cendre pour être jugé’’.» «La dette contractée par nos fautes envers la Majesté souveraine est de telle nature qu’elle requiert, en toute justice, des tourments sans fin, et suppose un enfer éternel où, payant sans cesse, l’homme pourtant ne s’acquitte jamais. Louange donc et reconnaissance infinie au divin créancier ! touché par les prières du malheureux qui le supplie de lui donner le temps de s’acquitter, il va plus loin que sa demande et lui remet dès l’instant toute sa dette.» (Dom Guéranger)
Ainsi le dernier jugement sera pour nous une délivrance, comme la ruine de pharaon enseveli dans les flots de la mer Rouge fut le salut pour le peuple hébreu