LE PRÉSIDENT DE LA FED DEVRAIT SUIVRE DES COURS DE THÉÂTRE

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Dans sa dernière présentation sur la politique monétaire de la banque centrale américaine, Jerome Powell a jugé très satisfaisantes les dépenses des ménages qui, de son point de vue, restaient à un niveau élevé. Par contre, il n’a pas détaillé l’ampleur de ces dépenses basées sur des dettes ! Quelle valeur ont de telles dépenses pour le PIB, quand elles sont le fruit de dettes exagérées, comme c’est par exemple le cas avec les dettes des consommateurs chez les constructeurs automobiles qui ont déjà déclenché des alertes rouges ? De nombreux consommateurs américains sont aujourd’hui incapables de rembourser leurs dettes.
Jerome Powell a cependant évoqué un détail qui l’inquiète : les investissements des entreprises et les exportations sont de plus en plus faibles… Comment peut-il alors parler d’un marché du travail en forte expansion, alors qu’au cours des dix dernières années les emplois sont moins rémunérés, peu qualifiés et de mauvaise qualité?
Qui peut croire à la statistique fétiche des 2% d’inflation aux Etats-Unis, à laquelle s’accroche la Fed alors que les lettres confidentielles les plus sérieuses que nous lisons affirment à l’unisson que les statistiques officielles sont complètement faussées puisque le chômage dépasse réellement 20% a minima. Le banquier anonyme souvent cité dans la lettre LIESI parle de 23%.
Il y a cependant un point sur lequel nous nous accordons avec le président de la banque centrale américaine, c’est sa critique à propos du Congrès et des politiciens en général, qui ne prennent pas les mesures et les résolutions à long terme nécessaires au développement de l’économie nationale. Le Congrès a en effet une énorme responsabilité dans de nombreux problèmes, notamment l’inégalité des revenus au sein de la population active et dans la manière de répondre aux besoins des communautés rurales et urbaines. Tout ceci n’est pas du ressort de la banque centrale américaine, mais du politique. Or, ils ne font rien dans ces domaines pourtant de leur ressort.
Aujourd’hui, c’est avant tout la politique fiscale de l’administration Trump qui permet d’éviter la dégringolade, mais que fait cette administration pour relever les défis évoqués par le président de la Réserve fédérale ? Pendant combien de temps les ménages pourront-ils s’endetter pour entretenir une consommation qui constitue le seul moteur quasiment de l’économie américaine ?
Dans le même temps, le président la banque centrale américaine reconnaît quelques difficultés ou plus précisément des problèmes de liquidités au sein du système bancaire américain. Par contre, il ne veut inquiéter personne et tente de minimiser…

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