COURTE MEDITATION SUR L’ENFER

76

Voici ce que disait St Jean-Marie Claret (1807-1870) :
« Voyant la multitude qui est continuellement en état de péché mortel et va ainsi à la mort et en Enfer, je ne puis rester en repos, je sens que je dois courir et crier.
Et je me dis : Si je voyais quelqu’un tomber dans un puits ou dans un brasier, je courrais certainement et je crierais pour l’avertir et l’empêcher de tomber ! Pourquoi n’en ferais-je pas autant pour empêcher quelqu’un de tomber dans le puits et le brasier de l’Enfer ?
Je ne puis comprendre comment les autres prêtres qui croient aux mêmes vérités que moi − vérités que tous doivent croire − ne font ni prêches ni exhortations pour empêcher les gens de tomber en Enfer. Je m’étonne même que les laïcs, hommes et femmes, qui ont la foi, ne crient pas, et je me dis : si une maison se mettait à brûler de nuit, ses habitants et les autres habitants du quartier étant endormis et ne voyant pas le péril, le premier qui s’en apercevrait ne courrait-il pas dans les rues en criant : ‘‘Au feu ! Au feu ! Dans telle maison !’’ ? Alors, pourquoi ne pas crier ‘‘Au feu de l’Enfer !’’ pour réveiller tant de dormeurs assoupis dans le sommeil du péché et qui, au réveil, se trouveront dans les flammes du feu éternel ?
Ce qui m’oblige également à prêcher sans arrêt c’est de voir la multitude d’âmes qui tombent en Enfer, car il est de foi que tous ceux qui meurent en état de péché mortel se damnent. » (Autobiographie, II, 11, 2-3-4.).