MIRACLE DE LA MEDAILLE MIRACULEUSE

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Le 14 octobre 1894, une Fille de la Sagesse, de Cholet en Maine-et-Loire, écrivait à une Fille de la Charité :
« Mercredi soir, à onze heures, nous avons été réveillées en sursaut par des cris : Au feu ! Au feu ! Il n’était pas chez nous, mais nous en étions menacées. Une scierie dans laquelle on venait de rentrer pour 80 000 francs de bois et deux hôtels où on venait de faire les provisions de foin pour l’année étaient en feu, au pied de notre jardin. Notre réserve de bois touchait presque la scierie. Nous descendons à la hâte pour aider aux premiers secours. Les pompiers n’étaient pas encore appelés ; de plus, il n’y avait pour ainsi dire pas d’eau ailleurs que chez nous.
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Nous voilà donc à faire la chaîne et à pomper jusqu’à ce que l’armée arrive pour nous remplacer. Alors, seulement, nous nous apercevons du danger que nous courons ; de gros charbons allumés tombent sur nos pieds.
Ma bonne supérieure pense aux médailles miraculeuses que je lui avais données, elle en met sur les murs de la maison. Moi, je cours chercher celles qui me restaient, je les donne un abbé, qui était là, en lui disant : ‘‘Portez-les au feu !’’
Il y court, en jette dans des maisons qui commençaient à brûler. Aussitôt le vent tourne et cesse ; le feu qui, jusque-là, s’était étendu avec une rapidité effrayante ne va pas plus loin et tout danger cesse pour nous. La Sainte Vierge nous protégeait et faisait un vrai miracle en notre faveur.
Pour nous, nous ne voyons en tout cela que la bonté de Marie Immaculée, qui nous a protégées par la vertu de la sainte Médaille. Toutes mes sœurs m’en demandent. A toutes je raconte l’histoire de l’Apparition de la rue du Bac et de la médaille Miraculeuse. Nous nous proposons d’en clouer à toutes les portes de la maison.
Si Notre Dame nous protège des flammes, combien plus Elle nous préservera des flammes de l’Enfer, si nous la prions chaque jour avec confiance, surtout dans les tentations d’impureté : ‘‘O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous’’. » (Le Messager de l’Immaculée)