LA GRANDE BRADERIE SUIT SON COURS AU NOM DU CORANOVIRUS

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Des milliards de dollars continuent de disparaître sur les marchés financiers internationaux. C’est une panique apparente, mais nous pensons que le jeu est loin d’être à sens unique.
La devise européenne continue à profiter de la faiblesse de la devise américaine, mais il faudra voir ce que décidera la BCE qui a seulement promis des mesures “appropriées et ciblées”, mais ne compte en discuter concrètement que lors de sa réunion de politique monétaire du 12 mars. Pourquoi les banquiers centraux européens n’ont-ils pas encore agi comme la présidence de la Réserve fédérale ? Ont-ils l’intention de laisser libre cours aux gouvernements européens pour prendre des mesures budgétaires encore plus laxistes ?
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Pour l’instant, la BCE est confrontée à des Etats membres dont la santé économique traduit l’impact du virus sur le plan économique. En outre, la direction de la BCE dispose de marges de manœuvre extrêmement limitées dans la mesure où elle pratique déjà des taux d’intérêt négatifs. Une politique qui a mis à mal le secteur bancaire européen.
Faut-il alors s’attendre à un rythme d’achats de dettes sur le marché de la part de la BCE encore plus important ? Une nouvelle fuite en avant quelque sorte…
Comme nous l’avons écrit dans la lettre confidentielle LIESI, les banques centrales arrivent à court de munitions, tandis que la crise tant souhaitée par les banquiers internationaux est particulièrement bien gérée pour provoquer de nombreux dégâts. Ajoutons ce que nous avons écrit dans nos publications : ce serait une grave erreur de croire que cette crise ira (pour le moment) en ligne droite ; nous assistons à de violentes plongées mais aussi à des espoirs qui seront, en réalité, des trompe-l’œil pour les populations bien ignorantes de l’agenda des maîtres du monde.
Le cours des actions des valeurs du secteur aérien connaît un véritable effondrement. Il est vrai que de grandes sociétés ont suspendu de nombreux vols et demandent à leurs employés de rester chez eux. Comme les rassemblements et les conférences sont déconseillées, la plupart des grandes entreprises ont abandonné leur projet de réunion pour leurs cadres, ainsi que les voyages d’affaires.
Les Etats-Unis sont quant à eux très discrets sur la situation de la pandémie sur leur territoire. Les rapports s’accumulent cependant pour dresser le constat de nombreux magasins manquant de biens de consommation de base. Signalons au passage que l’État de Californie a déclaré l’état d’urgence du fait de la propagation du coronavirus et de nombreux cas plus ou moins déclarés.
Devant cette avalanche de mauvaises nouvelles sur le plan économique, on se demande bien ce que pourront faire les banques centrales. Par conséquent, selon cette lecture, soit nous nous approchons d’un véritable krach, soit les oligarchies sortiront des nouvelles réconfortantes donnant un peu d’oxygène et d’espoir à de nombreux investisseurs mis à mal par l’effondrement des actions. Goldman Sachs vient de dresser un tableau avec de sombres perspectives pour le secteur des matières premières.
De toute façon, les gens oublient très vite ce qui était le passé récent. On le voit dans la manière d’approcher le bouleversement sociétal. On vit au quotidien sans prendre le recul nécessaire pour mesurer l’ampleur de l’effondrement des mœurs. On voit aujourd’hui les marchés financiers s’effondrer et on a vite oublié leur folle progression. Demain, lorsqu’une reprise sera exercée par les faiseurs de roi, on oubliera complètement que l’après demain sera marquée par un ralentissement économique qui verra toutes les bulles imploser et les actifs composant ces bulles diminuées de 60,80 % ou plus. En 1929-32, il a fallu moins de trois ans pour que le Dow baisse de 90%. La situation actuelle n’est-elle pas beaucoup plus grave en ce qui concerne les surévaluations, les dettes, les déficits, etc.
 
La manière dont nos contemporains analysent la situation est bien curieuse. Ils considèrent que l’évaporation de leurs retraites futures, avec la glissade des marchés financiers, est avant tout la conséquence de la pandémie du virus chinois. Ils n’ont toujours pas compris l’ampleur de la surévaluation des actifs composant les bulles qui ont profité de l’argent gratuit déversé depuis des années par les banques centrales. Depuis plus de deux décennies, les acteurs financiers applaudissent lorsqu’il y a des mauvaises nouvelles sur le front économique. Pourquoi ne font-ils pas de même aujourd’hui ? Pourquoi ne comprennent-ils pas qu’il existe une main anonyme qui façonne les psychologies de masse en fonction de ce qu’elle souhaite ?

SOMMAIRE DE LA LETTRE CONFIDENTIELLE LIESI

SOMMAIRE DE LA LETTRE  LISO

SOMMAIRE DE LA LETTRE DES PROPHETIES