Mgr Gaume, un maître de l’école anti libérale parle à notre siècle

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Avant d’aborder le “mystère d’iniquité” il convient préalablement de s’interroger sur le mystère d’équité et de justice. Comment? En se posant la question:
Qui est Dieu?
Que Dieu, soleil nécessaire des intelligences, vienne à disparaître, aussitôt la vie morale s’éteint. Toutes les notions du bien et du mal s’effacent ; l’erreur et la vérité, le juste et l’injuste, se confondent dans le droit du plus fort. N’en voyons-nous pas les conséquences dans la vie politique, économique, sociale et religieuse de notre époque? N’assistons-nous pas de la part des sectateurs de Satan à la destruction d’un système économique pour nous imposer une réinitialisation du Système qui se traduira par un esclavage des peuples que les tyrans chercheront à imposer avec la Haute technologie qu’ils possèdent?
Au milieu de ces ténèbres, toutes les hideuses cupidités, assoupies dans le coeur de l’homme se réveillent, et, sans crainte comme sans remords, se disputent les lambeaux mutilés des fortunes, des cités et des empires; la guerre est partout, la guerre de tous contre tous, et le monde n’est plus qu’une caverne de voleurs et d’assassins.
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Entre l’homme et le mal, il n’y a qu’une barrière, Dieu; Dieu connu, Dieu respecté. Ôtez Dieu, l’homme, sans frein et sans règle, devient une bête féroce, qui descend avec délices jusqu’aux combats de gladiateurs et aux festins de chair humaine.
         Qui est Dieu ?
Dieu est l’Etre très parfait, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre.
Lorsque Moïse se trouve devant le buisson ardent et dit à Dieu: “Lorsque les enfants d’Israël me demanderont le nom de Celui qui m’envoie vers eux, que leur répondrai-je?” Il obtient pour réponse: “Je suis Celui qui SUIS.” (Exod. III,14) Et il ajouta: “Tu diras aux enfants d’Israël: Celui qui EST…” Le nom de Yahveh (traduction “Celui qui est”) était écrit en hébreu dans la flamme du buisson.
Puis, lorsque Moïse était remonté au mont Sinaï, après l’épisode du veau d’or, il demanda à Dieu de lui montrer sa face. Dieu répondit: “Nul homme ne peut voir ma face et vivre, mais quand ma gloire passera, tu me verras par derrière.”
L’Essence de l’Etre est ce par quoi un être est ce qu’il est, ce par quoi il se meut soi-même, par désir et par connaissance, dans la clarté de l’intelligence immatérielle.
En Dieu, l’intellect divin et l’essence divine ne sont qu’une seule chose puisque nous savons par l’Apôtre: “que l’Esprit de Dieu scrute jusqu’aux profondeurs de Dieu.” (I Cor. II,10)
Etant doué d’intelligence, Dieu est également doué de volonté, et cette volonté est la propre essence de Dieu, car, dit saint Thomas: “Il ne peut exercer Sa volonté que par Son essence.” (Contra Gentiles)
Enfin la durée de Dieu est l’éternité, mais l’homme est incapable de comprendre ce point comme il ne pourra pas comprendre Dieu lui-même.
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Mgr Jean-Joseph GAUME fut le neuvième enfant d’une famille patriarcale de cultivateurs qui, aux plus mauvais jours de la Révolution, avait donné asile aux prêtres persécutés. Il naquit à Fuans (Doubs), le 16 prairial an X ou 5 juin 1802. Il fit ses études littéraires au petit séminaire d’Ornans et sa théologie au grand séminaire de Besançon sous la direction de l’abbé Busson, son cousin, dont le père avait été condamné à la guillotine par le tribunal révolutionnaire de Maîche, le 14 octobre 1793.