Les preuves directes de la divinité du Saint-Esprit

116

“La première chose à savoir du Saint-Esprit, c’est qu’il est Dieu comme le Fils et le Père; qu’il a la même nature, la même divinité, les mêmes perfections; qu’il est comme eux, éternel, tout-puissant, infiniment sage et infiniment bon; digne comme eux de la confiance et de l’amour, des adorations, des prières et des louanges du ciel et de la terre, des anges et des hommes. Voilà tout ce que nous professons, en disant: “Je crois au Saint-Esprit: Credo in Spiritum sanctum.”
Celui qui a parlé par les prophètes est le vrai Dieu. Or, c’est le Saint-Esprit qui a parlé par les prophètes. Le Saint-Esprit est donc Dieu, vrai Dieu comme le Père et le Fils.
CLIQUER pour lire la suite
Les grands attributs de Dieu sont: l’éternité, l’immensité, l’intelligence infinie, la toute puissance: le Saint-Esprit les possède tous.
Dans son éloquent plaidoyer, présenté à l’empereur Antonin, vers l’an 120, saint Justin s’exprime ainsi: “Nous honorons et adorons en esprit et en vérité le Père et le Fils et le Saint-Esprit.” (Apolog. 1, n.6.)
Au troisième siècle nous trouvons le redoutable Tertullien. Dans son livre de la Trinité, contre Praxéas il écrit: “Nous croyons donc toujours, et maintenant plus que jamais, en un seul Dieu, qui a envoyé sur la terre son Fils qui, à son tour, remonté vers son Père, a envoyé le Saint-Esprit, sanctificateur de la foi de ceux qui croient au Père, et au Fils et au Saint-Esprit.”
Voici ce que disait ce grand martyr, illustre évêque, Athénogène à ses disciples avant de mourir: “Le Saint-Esprit est appelé saint, comme le Père est saint, comme le Fils est saint; saint non comme la créature qui tire sa sainteté du dehors, mais saint par l’essence même de sa nature. Aussi, il n’est pas sanctifié, mais il sanctifie. Il est appelé bon, comme le Père est bon, parce que la bonté lui est essentielle; de même il est appelé droit, comme le Seigneur Dieu lui-même est droit, parce qu’il est de sa nature la droiture même, la vérité même, la justice même, sans variation, sans altération, à cause de l’immutabilité de sa nature. Il est appelé Paraclet comme le Fils lui-même; en sorte que tous les noms communs au Père et au Fils conviennent au Saint-Esprit, en vertu de la communauté de nature. Où trouver une autre origine?” (lib. de Spir. sanct., c. XIX, n. 48)
Quoi de plus clair que ces passages auquel il serait facile d’en ajouter beaucoup d’autres de la même époque. Postérieurement citons Rupert: “Afin de distinguer la personne du Fils de la personne du Saint-Esprit, nous disons que le Fils est le Verbe et la Raison du Père, mais Verbe substantiel, Raison éternellement et substantiellement vivante; et du Saint-Esprit, nous disons qu’il est la Charité ou l’Amour du Père et du Fils, non charité accidentelle, amour passager, mais Charité substantielle et Amour éternellement subsistant. (De operib. Spir. sanct., lib. I. c. III) Voulons-nous avoir quelque idée de cet Amour et de sa majestueuse puissance? Prenons deux créatures du même genre et de la même espèce, dont l’une le possède et dont l’autre en est privée. Si c’est parmi les anges: l’un est Lucifer, l’autre est saint Michel; parmi les hommes: l’un est Pierre, l’autre est Judas. La seule chose qui fait la différence entre ces deux anges et ces deux hommes, c’est que l’un est participant du Saint-Esprit, l’autre non. A la majesté du Verbe qui les a créés, l’un et l’autre doivent d’être raisonnables; ils ne diffèrent entre eux, comme il vient d’être dit, que par la participation ou la privation de l’amour éternel. Cet exemple fait briller le caractère propre de l’opération du Saint-Esprit: au Verbe éternel la créature raisonnable doit d’être; au Saint-Esprit, d’être bien.”

EXTRAIT DU TRAITE DU SAINT-ESPRIT – Mgr Gaume

 

COMMANDER