L’existence d’un monde supérieur à celui de l’homme – Partie I

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En attendant, l’existence de deux Esprits opposés suppose l’existence d’un monde supérieur au nôtre. Par là, nous entendons un monde composé d’êtres plus parfaits et plus puissants que nous, dégagés de la matière et purement spirituels: Dieu, les anges bons et mauvais, en nombre incalculable; monde des causes et des lois, sans lequel le nôtre n’existerait pas ou marcherait au hasard.

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L’existence de ce monde supérieur est la première des réalités. La religion, l’histoire, la raison se réunissent pour en faire l’article fondamental de la foi du genre humain.”
“Toutes les attaques dont le christianisme est aujourd’hui l’objet, quelque diverses qu’elles soient dans leur nature, partent d’un même point et tendent à un même but, la négation du surnaturel dans les destinées de l’homme et du monde, l’abolition de l’élément surnaturel dans la religion chrétienne, dans son histoire comme dans ses dogmes.”

(Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, pp. 30 à 32)

Nous prouverons l’existence de ce monde supérieur à l’homme, non seulement en renvoyant le lecteur à notre fascicule d’introduction “Le sens de l’Histoire à partir de la Sainte Ecriture”, mais encore par la foi instinctive de l’homme au surnaturel.
En effet “le genre humain ne croit pas seulement à l’existence isolée d’un monde surnaturel, il croit encore à l’action libre et permanente, immédiate et réelle de ses habitants sur le monde inférieur. Nous en trouvons la preuve éclatante dans la prière.” (Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, p. 34)
Seul entre tous les êtres ici-bas, l’homme prie. L’enfant s’y porte avec une docilité empressée. Le vieillard s’y replie comme dans un refuge contre la décadence et l’isolement. La prière monte d’elle-même sur les jeunes lèvres qui balbutient à peine le nom de Dieu, et sur les lèvres mourantes qui n’ont plus la force de le prononcer.
Chez tous les peuples, célèbres ou obscurs, civilisés ou barbares, on rencontre à chaque pas des actes et des formules d’invocation. Partout où vivent des hommes, dans certaines circonstances, à certaines heures, sous l’empire de certaines impressions de l’âme, les yeux s’élèvent, les mains se joignent, les genoux fléchissent, pour implorer ou pour rendre grâces, pour adorer ou pour apaiser. Avec transport ou avec tremblement, publiquement ou dans le secret de son coeur, c’est à la prière que l’homme s’adresse en dernier recours, pour combler les vides de son âme ou pour porter les fardeaux de sa destinée. C’est dans la prière qu’il cherche, quand tout lui manque, de l’appui pour sa faiblesse, de la consolation dans ses douleurs, de l’espérance pour la vertu.” (L’Eglise et la société chrétienne en 1861, pp. 21 et 22)

EXTRAIT DU TRAITE DU SAINT-ESPRIT – Mgr Gaume

 

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