Les premières élections présidentielles US sous haute tension

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J. Michael Waller, expert en communication stratégique et conflits non conventionnels, mais aussi vice-président des relations gouvernementales au Center for Security Policy, a déclaré mercredi dernier, lors d’un webinaire avec des journalistes, que les fonctionnaires fédéraux devraient être préparés à des foules violentes dans les rues de Washington, DC.

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Pourquoi ? Parce qu’elles pourraient essayer d’attaquer la Maison Blanche si le président Donald Trump remportait un second mandat.
Waller a ajouté que la maire de Washington, DC, Muriel Bowser, était impliquée pour donner des ordres à la police de la ville afin qu’elle se retire si des violences post-électorales survenaient. Et combien même si les cibles de ces mouvements de foule étaient des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche ou du Congrès.
Waller a même évoqué des connivences entre les Black Lives Matter et le réseau de Bowser. Les puissants qui se cachent derrière ces groupes se sont exercés à mener des coups d’Etat antigouvernementaux dans des endroits comme l’Europe de l’Est et l’Iran.
Pour Waller, ce type de violence peut réussir à la condition d’organiser une zone de rassemblement juste à côté du siège du pouvoir. Selon lui, le président Trump devrait fédéraliser la police de la capitale américaine pour renforcer la sécurité autour de la Maison Blanche.
«Le premier devoir [de Trump] en tant que président est de protéger la présidence comme institution et notamment quand des groupes violents annoncent la couleur, à savoir qu’ils ont l’intention d’assiéger la Maison Blanche», a déclaré Waller. «Le président doit prendre ce sujet très au sérieux.»
Michael Anton, ancien responsable de la sécurité nationale de Trump, a parlé de la rhétorique partisane gênante du camp de Biden, laquelle a évoqué la possibilité que l’armée «évacue le président Trump et mette fin à ses fonctions», dans le jeu de guerre controversé appelé Transition Integrity Project dont nous avons parlé dans un récent numéro de la lettre LIESI.
Kyle Shideler, directeur et analyste principal pour la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme au Center for Security Policy, a reconnu que le jeu de guerre en question évoquait en effet et de manière concrète un scénario dans lequel le camp de Biden refusait de concéder la victoire, malgré sa nette défaite au collège électoral, et qu’il appelait à des manifestations de rue massives, laissant la porte ouverte à une possible intervention militaire. Après la divulgation de ce document, le président des chefs d’état-major, le général Mark Milley, a affirmé publiquement que l’armée ne jouerait aucun rôle dans l’élection.
Lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré que le géant des médias sociaux prévoyait des «troubles civils» dans tout le pays après l’élection présidentielle. “Si un candidat ou une campagne tente de déclarer la victoire avant que les résultats finaux ne soient annoncés, nous mettrons une notification en haut du fil Facebook et Instagram de People pour leur faire savoir que les résultats ne sont pas encore définitifs et nous mettrons un étiquette informative sur le post du candidat.” Zuckerberg a ajouté que Facebook prenait l’initiative car “Il existe un risque de troubles civils dans tout le pays, et compte tenu de cela, des entreprises comme la nôtre doivent aller bien au-delà de ce que nous avons fait auparavant.”
Selon un sondage de The Economist et YouGov: même si vous votez pour le président Donald Trump ou pour l’ancien vice-président Joe Biden, si le président remporte la réélection, 84% des personnes interrogées pensent qu’il y aura des “manifestations de masse”.

SOMMAIRE DE LA LETTRE CONFIDENTIELLE LIESI

SOMMAIRE DE LA LETTRE  LISO

SOMMAIRE DE LA LETTRE DES PROPHETIES