L’existence d’un monde supérieur à celui de l’homme – Partie II

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“Personne ne méconnaît la valeur morale et intérieure de la prière. Par cela seul qu’elle prie, l’âme se soulage, se relève, s’apaise, se fortifie. Elle éprouve, en se tournant vers Dieu, ce sentiment de retour à la santé et au repos qui se répand sur le corps, quand il passe d’un air orageux et lourd dans une atmosphère sereine et pure. Dieu vient en aide à ceux qui L’implorent, avant et sans qu’ils sachent s’Il les exaucera. S’il est un seul homme qui regarde comme chimériques ces heureux effets de la prière, parce qu’il ne les a jamais éprouvés, il faut le plaindre; mais on ne le réfute pas.” (Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, pp. 34, 35)

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“Esprit et matière, l’homme est la soudure de deux mondes. Si, par son corps, il est au degré le plus élevé de l’échelle des êtres matériels; il est, par son âme, au plus bas de l’échelle des êtres spirituels. La raison en est que la perfection des êtres, par conséquent leur supériorité hiérarchique, se calcule sur leur ressemblance plus ou moins complète avec Dieu, l’Etre des êtres, l’esprit incréé, la perfection par excellence.
Or, la créature purement matérielle est moins parfaite que la créature matérielle et spirituelle en même temps. A son tour, celle-ci est moins parfaite que la créature purement spirituelle. Puisqu’il n’y a point de saut dans les œuvres du Créateur, au-dessus des êtres purement matériels, il y a donc des êtres mixtes; au-dessus des êtres mixtes, des êtres purement spirituels; au-dessus de l’homme, des anges.
Ces êtres inférieurs ne peuvent retourner à Dieu que par l’intermédiaire des êtres supérieurs. Or, nous l’avons vu, l’être purement matériel étant, par sa nature même, inférieur à l’être mixte, c’est par celui-ci seulement qu’il peut retourner à Dieu. A son tour, l’être mixte étant naturellement inférieur à l’être pur esprit, c’est par celui-ci seulement qu’il peut retourner à Dieu. La théologie catholique formule donc un axiome de haute philosophie, lorsqu’elle dit: “Tous les êtres corporels sont gouvernés et maintenus dans l’ordre par des êtres spirituels; toutes les créatures visibles par des créatures invisibles.”

(Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, p. 40)

“Il est reconnu et constaté par la science que notre globe est antérieur à l’homme. De quelle façon et par quelle puissance le genre humain a-t-il commencé sur la terre? Il ne peut y avoir de son origine que deux explications: ou bien il a été le travail propre et intime des forces naturelles de la matière; ou bien il a été l’œuvre d’un pouvoir surnaturel, extérieur et supérieur à la matière.
Le fait surnaturel de la création explique seul l’apparition de l’homme ici-bas… Et les rationalistes sont contraints de s’arrêter devant le berceau surnaturel de l’humanité, impuissants à en faire sortir l’homme sans la main de Dieu.” (L’Eglise et la société chrétienne, 1861, chap. IV, p. 26)
“En résumé, interrogé sur le monde surnaturel, le genre humain répond par trois actes de foi:
Je crois et j’ai toujours cru à l’existence d’un monde supérieur;
Je crois et j’ai toujours cru au gouvernement du monde inférieur, non par des lois immuables, mais par l’action libre d’agents supérieurs;
Je crois et j’ai toujours cru que, dans certains cas, Dieu intervient par lui-même ou par ses agents, d’une manière exceptionnelle, dans le gouvernement du monde inférieur, c’est-à-dire qu’il suspend ou modifie les lois dont il est l’auteur, et qu’il fait des miracles.
Pour taxer d’erreur cette foi constante, universelle, invincible, il faut prouver que le genre humain, depuis son origine jusqu’à nos jours, est atteint d’une triple folie. Folie d’avoir cru à l’existence d’un monde surnaturel; folie d’avoir cru à l’influence des êtres supérieurs sur les êtres inférieurs; folie d’avoir cru que le législateur suprême est libre de modifier ses lois ou d’en suspendre le cours.
Ces trois opérations de piété filiale, religieusement accomplies, et le genre humain dûment convaincu d’avoir toujours été frappé de démence, il en reste une quatrième: le négateur du surnaturel devra prouver que lui-même n’est pas fou.”

(Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, pp. 42, 43)

EXTRAIT DU TRAITE DU SAINT-ESPRIT – Mgr Gaume

 

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