Réflexion spirituelle sur notre mort… car nous allons mourir

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Beaucoup d’hommes ne pensent pas à leur destinée.

8. — Saint François d’Assise et le maçon. — Saint François (mort en 1226) passa un jour près d’un maçon et le salua amicalement. Là-dessus la conversation s’engagea, et le saint demanda : «Maître, que faites-vous là? — Eh ! je maçonne toute la journée. — Mais pourquoi? — Mais pour gagner de l’argent. — Et la raison pour laquelle tu veux gagner de l’argent? — Pour acheter du pain. — Pourquoi du pain? — Mais pour vivre. — Et pourquoi vis-tu? demanda enfin le saint. Le maçon, que cet interrogatoire avait déjà ennuyé, hésita et ne sut pas répondre. Saint François le lui rappela en l’instruisant sur la vraie destinée de l’homme.

9. — Diogène et les trois sesterces. — Le philosophe grec Diogène établit au marché d’Athènes une tente où il appliqua l’affiche suivante : Ici l’on vend de la sagesse. Un
aristocrate qui passait et que cette affiche avait bien fait rire, appela l’un de ses esclaves, lui remit trois sesterces, et lui dit : «Vas-t-en chez ce vantard, et demande-lui combien de sagesse il vend pour trois sesterces.» L ’esclave exécuta l’ordre de son maître et Diogène, empochant les trois pièces, lui dit : «Retourne chez ton maître et rapporte-lui cette maxime : En toutes choses, pense à la fin.» Cette maxime plût si bien au maître qu’il la fit graver au-dessus de sa porte, pour la rappeler à tous ceux qui entraient chez lui. — Personne n’a rappelé aux hommes leur fin dernière plus souvent ni avec plus d’insistance que J.-C . Que chacun de ses disciples y pense donc continuellement.

Méditons sur ces histoires car notre temps sur la terre est très limité si l’on réfléchit à la durée infinie de l’éternité. Dans les heures sombres que nous vivons aujourd’hui, que faisons-nous pour notre éternité ? Pourtant, un jour, que nous ignorons, nous mourrons et nous laisserons tout derrière nous. Où serons les saintes messes auxquelles nous aurons assisté avec piété ? Est-ce que nous sommes en paix avec notre conscience où faudrait-il passer, avec humilité, par le tribunal de la miséricorde divine… se confesser. Cela fait combien de temps que nous ne l’avons pas fait, afin de permettre au sang de Jésus-Christ, par les paroles du prêtre, de laver notre âme ?  Combien s’estiment bons alors que nous sommes tous de pauvres pécheurs, bien pires qu’un simple ver de terre qui, lui, ne pêche pas.

Aujourd’hui on réclame l’assistance à la sainte messe, mais a t-on pris conscience de ce qu’est la sainte messe ? Avons-nous étudié le plan de l’Ennemi qui a tant lutté pour changer la messe de nos aïeux ? Nous avons une intelligence pour cela, pour chercher et comprendre. Qu’en avons-nous fait ? Les saints s’attristent et disent tous la mêmes chose, comme les pauvres pécheurs sont plus soucieux de chercher à défendre leurs biens terrestres au lieu de sauver leur âme. Et pourtant, comme chacun le sait, quand nous mourrons nous n’emportons rien et comparaissons devant Dieu pour être jugé pour l’éternité. Quant à ceux que nous laissons, ils nous oublierons bien vite, pris par l’engrenage de la vie.

Pour ceux qui ont des biens temporels, ils pensent généralement à confier leur dernière volonté à un notaire, mais avons-nous pensé à solliciter un prêtre fidèle et qui célèbre la vraie Messe pour prier pour notre pauvre âme quand le moment viendra où nous mourrons, alors que c’est LA SEULE CHOSE qui nous sera utile ? Ce peut-être aujourd’hui, demain, dans quelques mois ou années… mais il est certain que nous mourrons.