Réflexion spirituelle sur le prix de la religion

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13. — L’aumône d’un enfant pauvre pour la Sainte-Enfance. — Bien des curés aux environs de Noël demandent en chaire des aumônes pour les missions et la Sainte-Enfance. Les uns donnent cette aumône à l’église, d’autres l’apportent au presbytère. Entre autres il y vint un petit garçon pauvre d’à peu près sept ans, qui déposa quelques sous sur la table en disant : «Monsieur le Curé, voici quelques sous pour les petits païens.» Le curé le connaissait et savait que sa mère était une pauvre laveuse dont le travail n’empêchait pas le pain de manquer quelquefois à la maison.
Il lui demanda donc d’où il tenait cet argent. «J’ai, dit l’enfant, ramassé de vieux os, je les ai vendus, et voici l’argent.»«Mais, répartit le curé, vous n’êtes pas riches, il aurait fallu garder ces quelques sous et vous en acheter quelque chose d’utile.»«C’est vrai, répondit l’enfant, mais ma mère dit, que tout en ne possédant rien, nous sommes plus riches que les petits Chinois, parce que nous, nous connaissons Jésus-Christ, tandis que les petits Chinois sont dans la plus grande misère et le plus grand malheur parce qu’ils ne connaissent pas le Sauveur.» — On voit par ce trait combien la religion contribue au contentement, au bonheur des pauvres.

14. — Le père sans religion au lit de mort de son enfant. — Un enfant très sage, le préféré de son père, tomba si malade que le médecin perdit tout espoir. Le père, qui avait souvent dit à son enfant qu’après la mort il n’y a plus rien, s’approcha de son lit : «Père, dit alors le petit malade, dois-je croire ce que toi tu m’as dit ou ce que m ’as dit ma mère?» Le père fondit en larmes et lui dit : «Mon entant, crois aux paroles de ta mère : ce qu’elle t’a dit est plus certain que ce que moi je prétends.» — Celui qui croit ce qu’enseigne l’Eglise suit une voie plus sûre que celui qui ne croit à rien.