Et le combat eut lieu dans le ciel – Partie 2

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Dans les conseils de Dieu, cet acte d’adoration, qui implique l’amour et la foi, était décisif pour les anges, comme un acte semblable le fut pour Adam, comme il l’est pour chacun d’entre nous: “QUICONQUE NE CROIRA PAS SERA CONDAMNE.” (Marc, XVI, 16).

Le dogme à croire est à peine proposé, qu’un des archanges les plus brillants, Lucifer, pousse un cri de révolte: “Je proteste. On veut nous faire descendre; je monterai. On veut abaisser mon trône; je l’élèverai au-dessus des astres. Je siégerai sur le mont de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. C’est moi, et non un autre, qui serait semblable au Très-Haut.” (Isaïe XIV, 13,14) Une partie des anges répète: “Nous protestons” (Telle est la première origine du Protestantisme).
A ces mots, un archange, non moins brillant que Lucifer s’écrie: “Qui est semblable à Dieu? qui peut refuser de croire et d’adorer ce qu’il propose à la foi et à l’adoration de ses créatures? Je crois et j’adore.” La multitude des célestes hiérarchies répète: “Nous croyons et nous adorons.”
Aussitôt punis que coupables, Lucifer et ses adhérents, changés en horribles démons, sont précipités dans les profondeurs de l’Enfer, que leur orgueil venait de creuser. (II Pierre, II, 4)
Effrayante sévérité de la justice de Dieu! Quelle en est la cause, et d’où vient qu’il y a eu miséricorde pour l’homme et non pour l’ange? La raison en est dans la supériorité de la nature angélique. Les anges sont irrévertibles, tandis que l’homme ne l’est pas. La cause de cette obstination est non pas dans la gravité de la faute, mais dans la condition de la nature.
(Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume, Tome 1, pp. 46 à 53)
Saint Basile dit: “Si vous ôtez le Saint-Esprit, tout est chaos dans le ciel. Plus de chœurs angéliques, plus de hiérarchies, plus de loi, plus d’ordre, plus d’harmonie. Une créature quelconque peut-elle dire: Seigneur Jésus, si ce n’est par le Saint-Esprit? Et quand elle parle par le Saint-Esprit, nulle ne dit anathème à Jésus. Que les anges révoltés aient prononcé cet anathème, leur chute prouve que, pour persévérer dans le bien, les intelligences célestes avaient besoin du Saint-Esprit.” (S. Basil., lib. de Spir. sanct., c. XVI, opp. t. III, pp. 44, 45

EXTRAIT DU TRAITE DU SAINT-ESPRIT – Mgr Gaume

 

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