Le dogme qui a donné lieu à la division du monde surnaturel – Partie 1

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Nous connaissons l’existence, le lieu et le résultat de l’épreuve; mais quelle en fut la nature? En d’autres termes: quel est le dogme précis, dont la révélation devint la pierre d’achoppement pour une partie des célestes intelligences?

“Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil.
L’ordre voulu par la divine Sagesse a fait que ses premières œuvres les plus élevées, le plus approchant d’Elle-même et par conséquent, le plus digne de son amour furent:
le Verbe Eternel, uni hypostatiquement à la nature humaine, de façon à ce qu’il y eut dans cet Etre nouveau une seule personne, le premier anneau qui unit l’Etre incréé avec toutes les créatures qui sortiront avec ordre de ses mains.
L’union hypostatique de la seconde Personne de la sainte Trinité avec la nature humaine engageait nécessairement la création d’autres êtres faits à son image et qui composeraient l’humanité, mais aussi que le Verbe humanisé était le chef de toutes les créatures créées à l’image de Dieu.
Conséquemment, l’Humanité du Verbe recevrait toutes les grâces possibles; la sainteté, la science, la béatitude et la gloire divines afflueraient dans son âme.
Par une conséquence nécessaire, la Très Sainte Vierge, élevée par une disposition supérieure de grâce à un degré tellement sublime qu’elle surpasse en dignité et en beauté toute autre créature, au point de la rendre digne de devenir la Mère du Verbe incarné, est dans l’idée éternelle, le second anneau qui unit un être purement créé au Tout-Puissant incréé.
Voilà par le Tout Puissant incréé, les premières œuvres de la création, quand elle était dans le néant: le Christ et Marie.
Dans la Pensée de Dieu qui a tout prévu, y compris la chute possible de l’homme, il fut décrété que le Christ descendrait sur la terre dans une chair passible et que par l’oblation volontaire de sa personne, il mériterait, dans l’ordre supérieur de la grâce, la Rédemption des hommes et la glorification des anges.”

EXTRAIT DU TRAITE DU SAINT-ESPRIT – Mgr Gaume

 

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