Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion à propos de la maladie et de la mort

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20. — Un missionnaire et le globe terrestre. — L’empereur du Japon fit appeler auprès de lui le P. Becker, chef de la mission. «Soyez sincère, dit-il : croyez-vous tout ce que vous enseignez? J’ai aussi appelé nos prêtres, les bonnes, et à cette même question ils m’ont répondu qu’ils ne croyaient pas à leur doctrine. Dites-moi donc la vérité en toute confiance, personne ne saura rien de votre réponse.» Près de l’empereur se trouvait un grand et beau globe terrestre. Le Père montra son pays d’origine et dit à l’empereur : «Sire, considérez sur ce globe l’immensité de la distance que j’ai dû parcourir sur l’Océan pour arriver ici, non pas avec la perspective d’amasser des honneurs et des richesses, mais avec la certitude de trouver beaucoup de privations et de souffrances. Ma religion seule et ma conviction de sa vérité ont pu m’inspirer le courage d’abandonner ma patrie et de venir dans ce pays pour y prêcher l’Evangile.» — Qu’on veuille encore considérer le dévouement des Frères infirmiers et des Soeurs de charité dans les hôpitaux, dont beaucoup mènent pendant des années une vraie vie de martyr. La foi qui leur assure une récompense éternelle leur inspire l’héroïsme qui les porte à se mettre au service des malades malgré les croix et les
privations.

21 . — La malheureuse femme d’un socialiste. — La Croix de Calais rapportait en 1897 le fait suivant : Un socialiste se vantait à l’auberge devant ses compagnons d’être enfin arrivé, après trois ans, à faire perdre la foi à sa femme. Applaudissements sur toute la ligne. Mais quand le soir il rentra chez lui, il vit devant sa maison un grand attroupement. Il s’informa et apprit qu’un terrible malheur venait d’y arriver. Entré dans son logement, il trouva sa femme et ses trois enfants à terre ne donnant plus signe de vie. Sa femme avait placé à côté d’elle un billet avec ces mots ; Tant que j’avais la foi, je supportais toutes les peines de la vie avec patience, par amour pour Dieu ; mais depuis que mon misérable mari m’avait fait perdre la foi, je suis malheureuse au suprême degré. Je ne veux pas que mes enfants le soient aussi, aussi les ai-je empoisonnés avec moi. — Voilà ce que l’homme peut être avec ou sans la foi. L’impie est comme un naufragé sans espoir.