Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion à propos de la maladie et de la mort

40

CLIQUER

22. — Les martyres de Compiègne. — Des centaines de prêtres et de religieuses périrent sur l’échafaud pendant la Révolution. Parmi ces dernières les plus célèbres sont les 16 Carmélites de Compiègne sous la conduite de leur supérieure Thérèse de Saint-Augustin. Elles avaient été ridiculement accusées de fanatisme pour des prières au Sacré-Cœur qu’on avait trouvées dans leur couvent. On les jeta en prison et les y laissa au pain et à l’eau pendant plusieurs semaines ; puis elles furent transférées à Paris, et enfin condamnées et guillotinées le 17 juillet 1794, dix jours avant la fin de la Terreur. Quand on leur lut leur sentence elles entonnèrent le Te Deum, le Magnificat et d’autres hymnes ; en montant les degrés de l’échafaud toutes les sœurs chantèrent le Psaume: Laudate Dominum omnes gentes, qui ne cessa que lorsque la dernière eut passé par les mains du bourreau. Quelques fidèles, ayant obtenu des miracles par leur intercession, Pie X les a nommées Vénérables le 17 mai 1906. — Quelle preuve évidente de l’héroïsme que la Religion inspire en face de la mort !

23. — La mort de Mirabeau. — Mirabeau (mort en 1791), qui joua un rôle important aux débuts de la Révolution, était un homme corrompu et dissolu et avait par ses débauches ruiné sa santé. Quand il sentit approcher sa fin, il chercha des consolations dans des jouissances purement matérielles : il fit ouvrir ses fenêtres, se fit laver avec des eaux parfumées, entourer de fleurs et demanda un concert pour appeler d’autant plus sûrement le sommeil dont, à son avis, personne ne se réveille. Tout cela fut en vain: le sommeil ne vint pas, les douleurs ne s’apaisèrent pas, et la peur de la mort ne fit qu’augmenter, à tel point qu’il pria le médecin de lui donner un remède pour hâter la mort. Le médecin s’y étant refusé, Mirabeau entra dans une agitation indicible qui s’exprimait sur tous ses traits, et dans de violentes convulsions ; puis il rendit le dernier soupir après des cris affreux. — Triste exemple des angoisses et de la désolation d’un agonisant qui a perdu la foi.