Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion à propos de la maladie et de la mort

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24. — Deux esclave sans surveillance. — Deux esclaves, l’un païen, l’autre chrétien, étaient au service d’un même maître. Celui-ci s’étant éloigné, le premier dit à son compagnon : «Le maître est parti, cessons de travailler. — Non, répondit celui-ci, mon maître n’est point parti, il me voit du haut du ciel»; et il continua à travailler, tandis que le païen fit le fainéant. — Voilà comment la religion rend délicate la conscience de l’homme, et c’est à bon droit que quelqu’un a dit : La police la mieux organisée n’est pas
capable de remplacer le plus élémentaire des catéchismes.

25. — L’école sans Dieu et la criminalité. — Autrefois l’école primaire en France était confessionnelle ; elle est devenue laïque et de laïque, athée. A côté de ces écoles, les évêques ont dû maintenir ou créer des écoles libres où les enfants pussent encore être instruits dans la religion. Or, la statistique criminelle de 1892 montre que sur 100 condamnés pour délits et crimes, 89 ont été élevés dans les écoles laïques et 11 dans les écoles congréganistes. La statistique change peu les années suivantes, et la conclusion
s’impose.

23. — Voltaire et ses laquais. — Voltaire, ce grand haïsseur du christianisme, avait une fois à souper ses deux amis, d’Alembert et Diderot. Ceux-ci ayant tenu quelques propos impies, Voltaire leur dit : «Je vous en prie, ne dites jam ais rien de pareil devant mes laquais; attendez qu’ils soient sortis. Car s’ils règlent leur conduite d’après les maximes que vous venez d’émettre, je suis sûr qu’ils nous couperont le cou dans la nuit.» De même il écrivait dans une de ses lettres: «Si j’étais prince, je ne tolérerais pas près de moi des courtisans athées : ces gens m’empoisonneraient au premier moment où ils y trouveraient leur intérêt.» — Voltaire a encore beaucoup d’imitateurs parmi les riches et les personnes de condition. Tout en n’ayant pas de religion pour eux, ils y tiennent extérieurement, surtout pour leurs subordonnés, parce qu’ils ont peur pour leur vie et leur coffre-fort ; ils savent que la religion a une influence salutaire sur la conscience des hommes et les détourne du crime. Nombre de juifs et de protestants préfèrent les domestiques catholiques et les envoient aux offices et à confesse.