Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion à propos de la corruption des mœurs

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31 — Les savants religieux. — Parmi les naturalistes célèbres qui ont illustré le XIXe siècle, un nombre considérable avait la foi : nous ne citerons pour la France que Cuvier, Arago, Cauchy, Ampère, Pasteur, de Lapparent. Il est donc Faux que la science et la foi sont en désaccord, car si cela était, tous ces savants seraient devenus incrédules. On peut plutôt dire le contraire d’après le proverbe : Peu de science éloigne de Dieu, la vraie science y ramène.

Quiconque ne connaît pas Dieu est comme un aveugle.


33 . — Ceux qui ont des yeux et ne voient pas. — Un marchand de tableaux avait annoncé la liquidation de son magasin. Des centaines d’images représentant des célébrités, des paysages, des batailles, etc., furent exposées en vente à très bas prix. Au bout de très peu de temps les tableaux étaient tous vendus, à l’exception d’un seul : Notre Seigneur en croix, qui n’avait pas trouvé d’acheteur. Toutefois un aveugle passa conduit par un petit garçon : celui-ci lui fit remarquer que toutes les images avaient trouvé des amateurs, excepté celle du Crucifié. L’aveugle s’enquit aussitôt du prix, et comme la dépense était minime, il l’acheta en disant: Si tous achètent l’image de leur dieu, j’achète moi, celle du mien. — Mais, mon bon vieux, dit le marchand en souriant, vous ne voyez pas votre Dieu. — Au contraire, répliqua l’aveugle, moi je vois mon Dieu, tandis que ceux qui ont des yeux ne le voient point. — Cet aveugle était d’accord avec les Saintes Ecritures qui disent de l’incroyant qu’il est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort (Isaïe IX , 2). On peut être aveugle de corps et voyant d’esprit, et vice-versa.