Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion à propos de la corruption des mœurs

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34 — Le poisson hors de l’eau. — Un pécheur bien pensant avait un jour fait une bonne pêche et résolut de faire cadeau à son curé du plus beau poisson. Celui-ci vivait encore quand il le déposa sur la table du curé, et commença à s’agiter, à battre de la queue et à se tordre de toutes façons. Le curé profita de cette circonstance pour donner aux assistants la leçon suivante : «Voyez ce pauvre animal, comme il s’agite et se tord, il soupire après l’eau, son véritable élément. Il n’est à son aise que là. Il en est de même de nous; nous sommes créés pour Dieu et dès que nous nous éloignons de lui, nous sommes mécontents et malheureux.» — Saint Augustin disait avec raison : «Notre cœur, ô mon Dieu, est inquiet, jusqu’à ce qu’il se repose en vous.»

35 — Comment des fous se nourrissent. — Un prédicateur racontait un jour qu’il avait été dans une maison d’aliénés. Il vit là de pauvres malades : les uns mâchaient du sable, d’autres avalaient du vent, un troisième s’était assis près d’un feu et humait de la pimée, un quatrième se léchait les membres, etc. En même temps ils repoussaient toute nourriture, ils étaient hâves et décharnés; ce n’étaient plus que des cadavres ambulants. — Image parfaite de ces âmes qui cherchent leur satisfaction dans les créatures, qui sont incapables d’apaiser la faim du cœur humain. Les uns cherchent leur bonheur dans la lecture des journaux, des romans, etc.; d’autres, dans les plaisirs de la table; dans les divertissements de la danse, du théâtre, dans des voyages continuels à pied, en chemin de fer, en auto, à la chasse, etc. Et cependant ces âmes ne jouissent pas d’un vrai contentement. De même qu’une nourriture saine peut seule apaiser la faim corporelle, l’Evangile du Christ peut seul apaiser la faim des âmes. «Celui qui vient
à moi, dit Jésus, n’aura plus faim.» (S. Jean . V I, 3 5 .)

Que dire de ces gouvernements qui, au lieu de faire leur devoir d’état en faveur du bien commun terrorisent  leurs populations et les appauvrissent pour satisfaire l’agenda du Prince de ce monde…