Réflexion spirituelle sur l’importance de la religion et de la connaissance de Dieu

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Dieu ne laisse pas opérer de miracles en témoignage de l’erreur.

47 — L’évêque arien en détresse. — L’arianisme avait pris dans l’Afrique du Nord un développement extraordinaire, et l’évêque arien de Carthage, Cyrille, voulut y aider encore en faisant croire au peuple qu’il corroborerait cette doctrine par des miracles. Il fit venir dans la ville un homme, auquel il donna 5o pièces d’or, à condition qu’il se ferait passer comme aveugle, et qu’au bout de quelques jours il demanderait à l’évêque, en plein forum , de lui rendre la vue. Ainsi fut fait, et l’évêque, après avoir convoqué tout le peuple, s’écria : «Pour prouver que nous, Ariens, nous avons la vraie doctrine, je rends la vue à cet aveugle, au nom de Dieu.» Mais quelle déception! cet homme avait en effet perdu la vue : il commença à pousser des gémissements affreux, et raconta la supercherie de l’évêque, qui naturellement avait disparu aussitôt. L’aveugle fut guéri plus tard par les prières et l’imposition des mains de saint Eugène, l’évêque orthodoxe de Carthage. Ce fait se passa à l’époque du roi arien Thrasimond, le successeur du cruel Hunéric.

Il y a de faux miracles qui ne sont qu’illusion ou supercherie.

48 — Les tables tournantes. — Les spirites, ou de soi-disant spirites, prétendent pouvoir, dans leurs réunions, se mettre en rapport avec les esprits en faisant avec leurs mains la chaîne autour d’une table. Celle-ci commence quelquefois à tourner. Si l’expérience se borne à ce phénomène purement matériel, il peut n’être que le résultat de l’action d ’une force physique encore inconnue, à moins qu’il ne soit une plaisanterie de la part de quelques compères qui provoquent le mouvement par des trucs combinés.