La Russie peut-elle avoir un dialogue avec l’Oncle Sam ? – Partie 1

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1ccLa duplicité à Washington relève d’une politique néfaste et non d’un simple manque de communication incompétent au sein de l’administration Biden. On apprend que la Russie tiendra des discussions de haut niveau avec les Etats-Unis sur la stabilité stratégique et le contrôle des armes nucléaires dans le courant du mois. Elles s’inscrivent dans le prolongement du sommet de Genève du 16 juin entre les présidents Biden et Poutine.

Un dialogue entre les deux superpuissances nucléaires est absolument nécessaire pour tenter de normaliser les relations, réduire les tensions et créer de meilleurs canaux de communication afin d’accroître “la stabilité et la prévisibilité”, comme le diraient les Américains.

Le problème est que la “stabilité et la prévisibilité” sont des qualités que Washington semble n’attendre que de la Russie, ayant peu à dire en retour sur son propre comportement. Les Etats-Unis sont loin d’être stables ou prévisibles, que ce soit au niveau national ou international.

La rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine – à la demande du dirigeant américain – semble s’être bien passée. La partie russe a souligné la nécessité du respect mutuel et du dialogue comme seule base d’un cadre viable pour l’avenir. De son côté, la partie américaine n’a pas rejeté cette proposition. Biden a semblé accepter chaleureusement les prémisses raisonnables de Poutine en faveur d’un dialogue fondé sur la parité. Les attitudes antérieures d’arrogance provocatrice et de suffisance de la part des Américains ont été manifestement écartées lors du sommet de Genève, ce qui a ouvert la voie aux pourparlers de suivi prévus pour la fin du mois.

Cependant, l’incorrigible Oncle Sam a rapidement révélé son comportement schizoïde.

[Le trouble de la personnalité schizoïde est caractérisé par un détachement et un désintérêt général omniprésents dans les relations interpersonnelles et par l’expression d’un nombre limité d’émotions dans les interactions avec les autres.]

Dans une récente interview accordée aux médias, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a déploré qu’immédiatement après le sommet de Genève, l’administration Biden ait repris sa rhétorique impérieuse à l’égard de la Russie, l’avertissant de conséquences si Moscou n’améliorait pas son comportement, etc. Plus inquiétant encore, la rhétorique irritante est venue de membres du personnel de Biden qui avaient participé aux pourparlers de Genève. Lavrov n’a pas cité de noms, mais on peut supposer que des conseillers comme Victoria Nuland étaient impliqué.

 

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