L’Empire doute et ses interrogations sont bien tardives – Partie 2

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Il fut un temps où les “pro-européens” étaient, eux aussi, convaincus que le monde serait presque inévitablement refait à l’image de l’Occident, qui n’a cessé d’étendre ses règles et d’exporter son modèle. Depuis lors, même les Européens ont perdu confiance dans leur vision du monde et sont devenus psychologiquement plus défensifs (imaginant des “menaces” imminentes de partout et de tout). Et comme le modèle européen s’est vidé de sa substance, devenant moins crédible, l’Europe s’est également adonnée au mercantilisme brut. 

La logique de la situation européenne est claire. Elle a besoin de la Chine, plus que la Chine n’a besoin de l’Europe.

Par conséquent, l’alliance stratégique entre les Etats-Unis et les Européens devient un sujet tabou car le Washington démocrate estime que l’Europe devient un poids lourd et même un concurrent.

Aujourd’hui, sur les médias occidentaux, il est mal venu de parler de la Chine pour ce qu’elle est : une nation rouge, entre les mains du Dragon infernal, représenté par un Politburo sans aucune pitié pour ce qui a trait à l’humain. Et surtout, il est inconvenant d’évoquer les affres du communisme. L’Europe est elle-même dans les tentacules du communisme et ses dirigeants ont des liens de plus en plus confondants avec le Parti communiste chinois. Partant de là, comment voulez-vous concevoir un avenir serein pour cette Europe qui n’a plus aucune valeurs civilisatrices assurant un épanouissement aux hommes.

Partant de là, il serait très exagéré pour Washington d’imaginer que “le monde” pourrait se ranger du côté de ses “valeurs” dites démocratiques contre “l’autoritarisme” de la Chine. Pour rappel, la démocratie américaine a été ternie aux yeux du monde à la lumière de l’élection de 2020. Et quelque 70 à 80 millions d’Américains partagent également ce point de vue…

Deuxièmement, cela suppose que le système économique capitaliste et “corporatif” de l’Amérique est un atout considérable dans la Guerre froide contre la Chine. Eh bien, ce n’est pas le cas. La Chine a ses problèmes économiques, certes, mais contrairement à la plupart des Etats occidentaux, elle tente de s’éloigner du néolibéralisme brut et des liquidités sans fin – comme le marteau posé sur chaque “clou”.

La Chine se détourne délibérément des distorsions de ce modèle, de la hausse vertigineuse du coût du logement et de la vie, des énormes inégalités et des dommages sociaux collatéraux. Ce serait une erreur de sous-estimer “l’attraction” de cette vision différente (même pour les Européens). La Chine est, elle-même, un pôle civilisationnel. Les communistes chinois savent que les (nouvelles) valeurs (antichrétiennes) de l’Amérique et de l’Europe occidentale vont mener ces grandes nations dans la tombe. Il n’y a rien à faire: l’Occident est en train de s’effondrer lui-même tout seul… Il restera juste à le pousser un tout petit peu quand cet Occident sera entré en agonie !

 

LP 170-192

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