Y aura t-il un carnage sur les cours de Tesla et que penser du pétrole ?

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3bBank of America, l’une des  grandes banques d’investissement de Wall Street, vient de publier une note qui a de quoi refroidir les attentes des actionnaires de la société Tesla. Selon les auteurs du rapport, il est temps que les gens reviennent au monde réel quand à la part de marché de Tesla dans les prochaines années. Pour les analystes de la banque américaine, la part de marché de Tesla aux Etats-Unis sur les véhicules électriques pourrait chuter à seulement 19% d’ici 2024. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’il va y avoir une flopée de nouveaux modèles de véhicules électriques sur le marché dans les prochaines années. Ce changement dans les propositions de voitures électriques devrait amputer sérieusement la part de marché américaine de Tesla qui est de 69% actuellement, dit Bloomberg.
“Nous pensons que 2022 marque le début de la commercialisation des véhicules électriques, avec de nombreux constructeurs qui lancent /développent de nouveaux produits dans ce domaine. On note aussi que de nombreux constructeurs automobiles en place commencent également à faire l’annonce de lancement de produits”, a déclaré la banque. Il semble assez évident que ces éléments laissent entrevoir une réduction de la part de marché de Tesla d’ici 2024 par rapport aux constructeurs automobiles traditionnels.
S’agissant des perspectives pour les Etats-Unis, Bank of America prévoit environ 1 million de véhicules électriques vendus en 2022, 1,8 million vendus en 2023 et 3 millions vendus en 2024.
Les analystes notent que Tesla fait déjà face à une forte concurrence de véhicules électriques dans des régions comme l’Asie. Si le même paysage concurrentiel émerge aux Etats-Unis, Tesla ne sera plus la seule option « branchée » grand public pour les véhicules électriques et les consommateurs pourraient bientôt commencer à voir ailleurs. L’éventail de choix milite bien évidemment pour cette logique.
Si cela se confirme, il y aura de sérieuses secousses sur le titre en bourse, ce qui pourrait susciter certaines vagues baissières importantes.
Ces informations interviennent dans un contexte de flambée des prix  la pompe, illustrant une demande physique de pétrole tendue dans le monde. L’offre physique restreinte de pétrole se traduit par de nouveaux gains sur le marché à terme, où les prix du Brent ont atteint un nouveau sommet en sept ans à plus de 87,80 dollars le baril. Une partie du rallye de ces derniers jours était le résultat de tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient et de l’impasse entre la Russie et l’Occident au sujet de l’Ukraine. Mais l’autre facteur majeur a été l’offre serrée sur le marché, avec une hausse des prix du fret physique, des pannes dans les principaux pays producteurs et une demande résistante à la vague Omicron. Les négociants et les raffineurs sont maintenant de retour sur le marché en achetant des cargaisons dans des proportions plus importantes qu’ils ne le faisaient fin novembre et début décembre, lorsque les inquiétudes sur le variant Omicron étaient encore très importantes.
Depuis le début de l’année, les prix des cargaisons de brut qui se retrouveront dans deux ou trois mois dans la première région importatrice du monde, l’Asie, ont fortement rebondi, les raffineurs étant de retour sur le marché après une certaine hésitation, fin 2021, ignorant ce qui allait advenir de la demande avec Omicron. La consommation est résiliente, démentant les craintes d’une nouvelle baisse. En raison de cette demande résiliente, les raffineurs achètent des cargaisons, ce qui augmente les prix du brut physique de toutes les régions du monde. Le marché physique tendu suggère que le marché à terme a encore de la marge pour grimper, estiment les analystes et professionnel du secteur.
Avec le rallye des marchés physiques à terme et l’augmentation de la prime géopolitique, les observateurs du marché posent à nouveau la question : jusqu’où cette flambée peut-elle aller ? Selon le plus grand négociant indépendant en pétrole au monde, Vitol, les prix du pétrole sont justifiés et doivent encore aller plus loin. Le pétrole à trois chiffres “est en préparation” pour le deuxième trimestre, a déclaré Francisco Blanch, responsable des matières premières mondiales à Bank of America, à Bloomberg.
Nous ajouterons un bémol : il y a des risques à la baisse. Notamment en ce qui concerne la Chine, car on ne sait pas vraiment ce qui s’y passe. Nous maintenons notre analyse développée dans LIESI : le jeu de la Chine est la désintégration de l’économie occidentale ; vous verrez dans le prochain numéro de LIESI les dramatiques événements qui vont poindre au printemps…

LIESI 486

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