De la volatilité en perspective

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Si 2020 a été l’année de la récession induite par la pandémie et de la reprise en V menée par les pouvoirs publics (au moyen de dettes abyssales), et si 2021 a été l’année de l’inflation (grâce à des mesures fiscales et monétaires incessantes, ainsi qu’à des goulets d’étranglement sans précédent au niveau de l’offre), alors d’aucuns pensent qu’il est raisonnable de penser que 2022 serait l’année de la grande transition.

Ce que nous ne savons pas encore, c’est comment l’économie américaine et les marchés vont se comporter avec le retrait massif du soutien de la politique gouvernementale, mais aussi de la politique fiscale et quid de la politique monétaire ?

En effet, depuis 1980, nous n’avons jamais vu une année au cours de laquelle le déficit budgétaire, ajusté au cycle par rapport au PIB, s’est contracté de quatre points de pourcentage, comme l’indique le Congressional Budget Office. Et quid si l’on ajoute à cela les six hausses de taux envisagées actuellement par le Wall Street ?

Il est probable que ce scénario induise un trou plus important dans les perspectives économiques que ce qui est généralement apprécié par le consensus des prévisions.

Pour certains : si l’inflation a dominé l’attention de tous en 2021, ce sont les pressions récessionnistes qui vont l’emporter cette année. Selon les meilleurs modèles suivis depuis les années 1980, la prochaine récession commencera en juin ou juillet.

Lire sur Gladio Veritatis l’article : Pourquoi les banquiers centraux voudraient une guerre en Ukraine ?

LIESI 487

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