L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN joue un rôle essentiel dans la guerre Russie-Ukraine

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En février 2019, le président ukrainien de l’époque, Petro Porochenko, a signé un amendement constitutionnel engageant le pays à devenir membre de l’OTAN et de l’Union européenne après que le parlement a adopté le projet de loi. Quelques jours après avoir signé l’amendement, Porochenko ajoutait à la direction des forces armées ukrainiennes que l’adhésion à l’OTAN était un gage de sécurité pour l’Ukraine.

Du côté russe, le président Vladimir Poutine a déclaré que la Russie devait fixer des “lignes rouges” pour empêcher l’Ukraine de rejoindre l’OTAN, affirmant que les liens croissants de l’Ukraine avec l’Alliance pourraient en faire une rampe de lancement pour les missiles de l’OTAN visant la Russie.

Face à ce dialogue de sourd, les alliés de l’OTAN n’ont pas voulu clarifier leur position quant à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, alors que cette question n’était manifestement pas à leur ordre du jour avant que Poutine n’ordonne l’invasion de l’Ukraine.

Alors que la guerre s’intensifiait et provoquait la fuite de millions de personnes, certains dirigeants de l’OTAN ont commencé à admettre que l’adhésion de l’Ukraine n’était pas à l’ordre du jour et à exprimer ouvertement leur objection à l’adhésion de l’ancien pays de l’Union soviétique. Par exemple, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré le 4 mars que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN “n’aura pas lieu”. “J’ai dit publiquement que nous savons tous que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est pas à l’ordre du jour de l’Alliance aujourd’hui”, a-t-il ajouté. “Cela a été compris par le président américain, cela [a été] également compris par le président français”. Scholz a précisé qu’il partageait la préoccupation du président russe Vladimir Poutine en matière de sécurité et a dit à ce dernier que l’Ukraine ne serait pas autorisée à rejoindre l’OTAN. “Les Russes étaient préoccupés par la question du contrôle de leur sécurité. [Poutine s’inquiétait] du fait que l’OTAN dispose d’une installation militaire et de roquettes en Ukraine visant le territoire russe. C’est pourquoi nous avons essayé de lui faire comprendre que cela ne se produirait pas”, a-t-il expliqué.

Le problème qui s’est posé avec la Russie est celui de la “confiance”. La perte de confiance entre les politiciens ne fait qu’illustrer la future perte de confiance des peuples à l’égard de ces mêmes politiciens. Quand cela se configurera, pour la majeure partie des Etats occidentaux, et notamment des Etats-Unis… dans quelques mois, les choses prendront une bien mauvaise tournure et alors… le métier de politicien sera devenu très dangereux. Il suffit d’attendre pour cela que l’inflation fasse son travail…

 

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