Pensons au jour de notre mort et prenons conseil des saints

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L’amplification des décès suite à ces vaccinations contraintes, incline nécessairement à la réflexion sur l’importance de bien mourir. Voici un extrait des célèbres Méditations du R.P. Hamon – que vous pouvez d’ailleurs acquérir sur le site.

«Adorons Notre-Seigneur qui, pour nous faire connaître l’importance de l’examen de conscience, nous avertit par ses saints que le bien faire, est la marque des élus; que le négliger, c’est, le caractère des réprouvés. Remercions-le d’un avis si utile, et rendons-lui dans cette vue toutes sortes de devoirs.

Combien il est important de pratiquer l’examen quotidien de sa conscience.

Tous les saints et tous les maîtres de la vie spirituelle sont unanimes à présenter l’examen journalier de la conscience comme le moyen le plus efficace de corriger ses défauts et d’avancer dans les vertus. Les philosophes païens eux-mêmes prescrivaient à leurs disciples de s’examiner chaque jour sur ces trois points: Qu’ai-je fait? Comment l’ai-je fait? Qu’ai-je omis de faire? C’est qu’effectivement, sans cet examen bien fait chaque jour, on ne se connaît pas.

Il y a en nous des vices si déguisés, des dérèglements si cachés, des désordres si subtils, qu’on ne les aperçoit qu’à force de réflexions sérieuses. Il en est de l’âme qui ne s’examine pas ou s’examine mal, comme d’une vigne tombée en friche, qui, faute d’être cultivée, se couvre de ronces et d’épines; ou comme de l’homme d’affaires qui, faute de se rendre compte chaque jour de sa position, laisse empirer l’état de sa fortune sans même s’en douter. Faute d’examen, les vices croissent dans l’âme, et les vertus en disparaissent; sans qu’on le remarque, l’état de la conscience va toujours s’empirant ; et telle est l’importance où l’on est de soi-même, qu’on ne le soupçonne même pas. L’âme s’assoupit, perd sa force, ne se tient plus en garde contre les tentations et les occasions dangereuses; et, dans cet état, elle touche à sa perte.

Avec l’examen journalier, au contraire, on remarque ses manquements et on les répare; on se dit chaque soir : ‘‘J’ai fait telle faute aujourd’hui, je m’en corrigerai demain ; j’observe dans mon cœur telle mauvaise inclination, je vais la combattre.’’ Chaque jour on se dit : ‘‘J’aurai ce soir à me rendre compte de l’emploi de mon temps, de ma fidélité à la grâce’’. Et cette pensée éveille la vigilance, excite l’attention et empêche les mauvaises habitudes de se former. De plus, la vue de ses misères, que l’examen journalier tient sans cesse devant les yeux, conserve l’humilité, éloigne la présomption, dispose à bien se confesser par une connaissance plus claire de ses fautes. Enfin, l’examen journalier quand il est accompagné de la contrition parfaite, comme il doit toujours l’être, met l’âme à l’abri du danger d’une mort subite, imprévue, puisque la contrition tient lieu du sacrement quand on ne peut pas le recevoir.

Examinons si nous attachons à cet exercice toute l’importance qu’il, mérite et si nous le faisons chaque jour à une heure réglée.

Il y va ici d’une confession sainte ou d’une confession sacrilège : quoi de plus grave? Car nous avons une certitude : celle de mourir un jour et après, le jugement particulier. La chose est des plus graves : il y va de notre éternité

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