Synthèse sur la puissance américaine jusqu’à son effondrement – Partie 1

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“L’Amérique se trouve actuellement au sommet du monde”, disait Winston Churchill en 1950. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis étaient de loin la puissance économique et militaire prédominante du monde. C’était un colosse industriel.

Selon l’Organisation internationale des constructeurs d’automobiles, à l’époque de la citation de Churchill, les Etats-Unis produisaient 80% des automobiles du monde, contre environ 6% aujourd’hui. Les Etats-Unis détenaient une part tout aussi importante dans d’autres sphères de la production économique, avec les trois quarts ou plus de la production mondiale de machines-outils, d’électronique, de produits chimiques, d’avions et d’ordinateurs. Ce n’est pas tout ! Les Etats-Unis étaient alors autosuffisants en énergie. A cette époque, les champs pétrolifères américains représentaient plus de 50% de la production mondiale de pétrole !

L’industrie américaine produisait plus de deux fois les biens et services combinés de toutes les industries européennes. La production américaine par habitant était 60% supérieure à celle de l’Allemagne, 70% supérieure à celle de la France et 80% supérieure à celle du Royaume-Uni…

Le PIB par habitant des Etats-Unis était 4,52 fois supérieur au PIB moyen mondial par habitant. La production nationale totale était plus de trois fois supérieure à celle du principal rival des Etats-Unis, la défunte, mais pas si grande, Union soviétique. Telle était la “Grande Prospérité”, comme F.A. Hayek a surnommé la “période unique de 25 ans” du boom de l’après-guerre.

Les Etats-Unis avaient depuis longtemps dépassé la Grande-Bretagne en tant que première économie mondiale. Cela s’est produit en 1872. Et l’écart n’a cessé de se creuser.

La tragédie de la Première Guerre mondiale a coûté cher au Royaume-Uni. Les Britanniques furent obligés de payer leurs propres coûts de guerre et ceux des autres combattants. Les paiements britanniques à l’Italie ont commencé par une subvention de 50 millions de livres pour inciter ce pays, auparavant allié de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, à entrer dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Britanniques et des Français. En 1916, la Grande-Bretagne finançait la plupart des dépenses de guerre de l’Empire, la totalité de celles de l’Italie et les deux tiers de celles de la France et de la Russie.

Au départ, les Britanniques pensaient que la guerre serait bientôt terminée. Mais le financement a été réalisé sur plusieurs années. Le coût a été effroyable. La dette nationale britannique a augmenté de façon considérable, passant de 650 millions de livres en 1914 à 7,4 milliards de livres en 1919.

Pour information, le coût des balles et des munitions pour une seule journée en septembre 1918 était de 3,871 millions de livres, soit l’équivalent de plus de 191 millions de livres (249 millions de dollars) en monnaie d’aujourd’hui. Plus d’un siècle plus tard, la dette britannique de la Première Guerre mondiale, d’un montant de 2 milliards de livres, n’a toujours pas été remboursée…

 

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