Nous devons nous associer à l’esprit d’action de grâces de Jésus-Christ dans le saint Sacrifice

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Jésus-Christ, en remerciant Dieu son Père, n’a point voulu nous dispenser de notre dette; il a voulu, au contraire, nous inviter par son exemple à remercier l’auteur de tout bien, en nous associant à sa sublime action de grâces; il a voulu remercier Dieu par tous ses membres unis avec lui, et dilater ainsi par toute la terre et tous les cieux la reconnaissance due à la Trinité sainte.

Entrant dans ses desseins, le ciel le remercie éternellement, et l’Eglise de la terre ne cesse de chanter : ‘Merci au Seigneur notre Dieu’ ! Pénétrons-nous des mêmes sentiments; et, du fond d’un cœur profondément ému, disons à Dieu souvent et plusieurs fois le jour, merci de tout le bien qu’il nous fait ; merci du bien qu’il fait à la société entière; merci de tout ce qu’il fait pour l’Eglise à qui il donne de survivre à tous ses ennemis, et de gagner d’un côté ce qu’elle perd de l’autre.

Malheur à qui ne comprend pas ce devoir de reconnaissance ! L’ingratitude, dit saint Bernard, dessèche les sources de la piété, la rosée de la miséricorde, les ruisseaux de la grâce, dissipe les vertus, perd les bienfaits, anéantit les mérites, ravage et détruit tout dans l’âme. La reconnaissance, au contraire, pour un bienfait reçu en attire de nouveaux ; et comme les fleuves sortis de la mer n’y retournent que pour en ressortir, ainsi les bienfaits de Dieu, que nous faisons remonter à leur source adorable par l’action de grâces, en reviennent à nous avec une abondance nouvelle. Enfin, la reconnaissance nous anime à la ferveur : Mon Dieu, se disait souvent sainte Thérèse, la patronne des âmes généreuses et reconnaissantes, mon Dieu, tant recevoir et si peu rendre ! A cette pensée, elle eut voulu se mettre en pièces pour Dieu ; et elle ne concevait pas qu’on put vivre en ce monde d’une autre vie que de la vie du ciel, qui est un cantique éternel d’action de grâces.

Que nous sommes loin des sentiments de cette grande sainte ! Que nous remercions peu Dieu de ses bienfaits, et que nous y sommes peu sensibles. Entrons dans des sentiments meilleurs, et que notre cœur s’épanche en actions de grâces.

 

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