La Communion des saints – Partie 1

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Nous profiterons de ce mois de novembre pour méditer un article du Symbole, le dogme de la Communion des saints. Dans un premier temps, nous verrons de quoi il s’agit et quels avantages elle nous procure.

Adorons Jésus-Christ fondant le dogme de la Communion des saints pour unir ensemble dans une seule famille, dont il est le chef, l’Eglise triomphante, souffrante et militante. Remercions-le de cette magnifique institution, dont saint Bernard dit : Il y a des saints du ciel, il y a des saints de la terre ; cette solennité est la fête de tous en général.

Qu’est-ce que la Communion des saints ?

C’est une institution divine par laquelle tous les saints qui sont an ciel, tous les justes qui sont au purgatoire, tous les enfants de l’Eglise qui sont sur la terre, forment une seule et grande famille, un seul et même corps, comme une seule et même chose, ainsi que le Père et le Fils sont un. Après la nature divine, où le nombre même se termine en une parfaite unité, rien de plus beau que cette Communion des saints, où l’unité divine est représentée. Nous sommes un avec le Père, qui nous appelle ses enfants ; un avec le Fils, par la ressemblance de sa vie divine ; un avec le Saint-Esprit, qui se donne à nous pour nous sanctifier ; un avec tous les saints, avec tous les martyrs, les confesseurs, les vierges ; un avec tous les grands héros du christianisme, les Paul, les Xavier, les François de Sales ; un avec Jésus-Christ, et par Jésus-Christ un avec Dieu. O sainte et belle unité ! Au commencement, Dieu était seul avec son Verbe et son Saint-Esprit : il crée le monde, et il veut que l’unité en résulte ; unité de tous les hommes, unité de tous les saints, unité de tous les anges, et unité en lui, non hors de lui : autrement il n’y aurait plus unité.

Quels avantages nous procure la Communion des saints ?

1°) Elle nous ennoblit : qu’elle est grande, la noblesse du chrétien, dont la famille s’élève jusqu’aux cieux, où elle règne sur des trônes immortels, et s’étend jusqu’aux extrémités de la terre, partout ou l’Eglise, sa mère, a des enfants ; et où n’en a-t-elle pas ? Qu’il est noble, le chrétien, qui, en entrant au ciel ne se trouve pas parmi des étrangers, mais en famille, mais parmi des frères ! et quels frères que les Paul, les Chrysostome, les Augustin et tant d’autres ! O Communion des saints, que vous m’êtes chère ! Vivant ici-bas dans votre unité et votre foi, je ne vous quitterai jamais ; au sortir de la vie, je vous retrouverai là-haut dans la plus belle portion de vous-même, dans mes concitoyens et mes frères du ciel. D’ici-bas, je vous salue en foi, ô saine cité de mon Dieu ! Bientôt, bientôt, dans un moment, je serai uni à vous, je m’enivrerai de votre beauté et de vos délices. Oh ! que ce moment me tarde! O Jérusalem, je suis à votre porte, me voilé debout, mes pieds sont en mouvement, tout mon corps s’élance pour entrer dans votre glorieuse unité. — 2° La Communion des saints nous enrichit. Par nous seuls, nous sommes pauvres à faire pitié ; mais quand je récite le symbole de ma foi, je crois la Communion des saints, je me sens riche, comme l’indigent qui a trouvé un trésor. Ce trésor, ce sont les mérites de Jésus-Christ et de tous les saints, biens de famille qui ne se partagent pas, parce que la charité ne connaît point le mien et le tien, mais qui sont un fonds commun dont je puis m’autoriser devant Dieu, jusqu’à lui dire : Seigneur, je vous offre, pour couvrir mon indigence et appuyer ma prière, les tourments des martyrs, les travaux des apôtres et des hommes apostoliques, les austérités des anachorètes, les mérites de tous les saints ; fonds inépuisable dont l’Eglise me dispense continuellement le produit par ses indulgences. — 3°) La Communion des saints nous assure des protecteurs puissants dans le ciel et des frères sur la terre. Dans le ciel, une partie du bonheur des saints est de s’intéresser à nous, de prier pour nous ; tranquilles sur leur sort, ils s’occupent du nôtre et n’attendent que nos demandes pour les présenter devant Dieu et les appuyer de leurs mérites. Quel avantage et quelle consolation pour nous sur la terre ! En vertu du même principe, je ne suis nulle part ni un étranger ni un inconnu ; je suis en famille. O dogme consolant!

Prenons la résolution de recourir aux saints avec confiance dans toutes nos peines, et de nous exciter à les imiter dans notre manière d’agir, de parler et de penser.

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