Nos devoirs envers la miséricorde de Dieu

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Nous devons 1) l’aimer car n’est-elle pas infiniment aimable, la miséricorde de ce Dieu qui, offensé partout à tous moments, par toutes sortes de personnes et en toutes manières, supporte tout en silence et comble de biens ceux-là mêmes qui l’offensent. Cette miséricorde, qui pouvait nous faire mourir quand nous étions en état de péché, qui nous a supportés jusqu’à ce jour, où il nous offre le pardon avec son paradis et nous conjure d’accepter l’un et l’autre ? Bonté touchante, que nous figure le roi de notre évangile, lequel a pitié de son serviteur et lui laisse le temps de s’acquitter.

Nous devons 2) avoir confiance aux divines miséricordes. Oh ! que ceux-là entendent mal la bonté de Dieu, qui s’en défient, se découragent, se désolent et disent : le ciel m’abandonne, je ne me sauverai pas ! Comprenons mieux Dieu et ses miséricordes. Au service d’un Dieu si bon, se sauve qui veut : il suffit de le vouloir. Quelles que soient nos misères, nous devons toujours avoir courage et confiance, lutter contre les obstacles, et tenir pour assuré que nous serons sauvés si nous le voulons. Quelques revers que Dieu nous envoie, souvenons-nous qu’il ne frappe que pour guérir.

3) Nous devons imiter les miséricordes de Dieu dans nos rapports avec le prochain. Le serviteur de l’Evangile, après avoir obtenu sa grâce, ne voulut point l’accorder à son compagnon ; le roi l’apprend, le mande, et rétracte la grâce accordée : J’avais eu pitié de vous, lui dit-il, ne deviez-vous pas aussi avoir pitié de votre compagnon ? Ainsi, remarque Jésus-Christ, fera le Père céleste à quiconque ne pardonnera pas à son frère du fond du cœur. Point donc de pardon pour qui ne pardonne pas, pour qui conserve du ressentiment des torts reçus. Dieu souffre toutes nos fautes sans se venger, sans s’emporter, sans même laisser voir qu’il est mécontent. C’est pour nous apprendre qu’il ne faut pas être si sensibles au mal qu’on nous fait, ou que nous nous imaginons qu’on a voulu nous faire ; ni être impatients, colères, vindicatifs, implacables, souvent pour des riens; qu’il faut, au contraire, être toujours bons, doux, indulgents, miséricordieux, comme notre Père céleste, et avoir comme lui grande pitié des misères de l’humanité dans la personne ne nos frères.

 

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