L’immaculée conception fut en Marie le principe générateur de toutes les vertus

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R.P. Hamon – Marie, si sainte dès le premier instant de son existence, ne vit dans ce privilège qu’une raison de s’élever plus haut et de croître à tout moment de vertu en vertu : aussi cet astre, si radieux à son lever, monta sans cesse vers son midi, jetant autour d’elle un éclat toujours nouveau de sainteté. Chez les âmes ordinaires, la grâce est gênée par l’opposition au bien et la tendance au mal que nous apportons en naissant. Mais dans Marie immaculée, la grâce, loin de rencontrer aucun obstacle, trouve tous les canaux de l’âme ouverts pour la recevoir. Elle s’y épanche sans réserve, y coule à pleins bords et y fait épanouir toutes les vertus. De là cette pureté de conscience, d’esprit, de cœur, de corps, qui fait paraître Marie aux regards du Ciel comme un beau lis éclatant de blancheur ; de là, cette humilité qui rend chère à la fille des rois la pauvreté d’une chaumière ; cette patience invincible dans la souffrance ; cette douceur inaltérable dans la contradiction ; cette tranquillité d’âme dans le péril ; cette foi vive qui ne transporte pas seulement les montagnes, mais fait descendre des cieux le Verbe éternel ; cette espérance plus héroïque que celle d’Abraham après la mort et la sépulture du véritable Isaac ; cette charité… ô charité de Marie, fournaise ardente, vaste incendie, torrent de flammes divines ! ô sainteté de Marie, vous ravissez mon cœur ! Bien d’autres filles de Juda ont amassé de grandes vertus ; mais vous les surpassez toutes. Et vraiment le Très-Haut a sanctifié en vous son tabernacle.

Aussi ce qui réjouit le plus le cœur de Marie, ce n’est ni le titre de reine du ciel, ni celui de souveraine de la terre ; c’est bien plutôt son immaculée conception. Ce qui la regarde ne lui est rien, le consentement de Dieu lui est tout. Voilà pourquoi, interrogée sur son nom, dans ces dernières années, par l’humble vierge de Lourdes : «Je suis, lui répondit-elle, l’Immaculée Conception ». Apprenons de là : 1°) à tendre toujours en avant dans le chemin de la vertu, sans jamais dire : C’est assez ; 2°) à placer le bonheur de plaire à Dieu avant toute autre considération.

 

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